Pour votre information
En raison du contexte social et des manifestations prévues, le musée de la préfecture de Police sera exceptionnellement fermé les 5 et 7 novembre 2026.
En raison du contexte social et des manifestations prévues, le musée de la préfecture de Police sera exceptionnellement fermé les 5 et 7 novembre 2026.
Le musée de la préfecture de Police a été créé en 1909 par Louis Lépine à partir des pièces réunies pour l’Exposition universelle de 1900. En effet, dans l’optique de rapprocher la police de la population, le préfet de Police souhaite alors transmettre aux visiteurs du monde entier l’humanité de la police parisienne à travers la présentation de portraits de préfets et d’objets patrimoniaux en lien avec la police. Pour réunir ces différents éléments, Louis Lépine sollicite Alfred Rey et Louis Féron, deux hommes attachés au secrétariat de la préfecture de Police, auteurs, en 1896, de l’Histoire du corps des gardiens de la paix et qui, dès la fin de l’Exposition universelle, suggèrent la création d’un musée. Celui-ci est officiellement inauguré le 20 décembre 1909, installé sous les combles du 36 quai des Orfèvres. En juin 1975, il déménage au 4, rue de la Montagne Sainte-Geneviève (5e arr.) où il se trouve toujours.
Les collections du musée ont ensuite été complétées par des acquisitions et des dons réguliers. Deux importantes donations sont particulièrement à souligner : la donation Macé et la donation Péchard.
Gustave Macé (1835-1904), chef de la sûreté à la préfecture de Police, conservait dans son bureau une sélection de pièces à conviction dont il raconte l’histoire dans le volume de ses mémoires intitulé Mon musée criminel. Quelques années après la mort de son époux, Madame Macé a fait don de cette collection au musée de la préfecture de Police.
Charles Péchard (1856-1932), commissaire de police de la ville de Paris, est également le donateur d’une importante collection d’armes, de matériel policier et d’instruments à usage de vol.
Le musée a pour vocation de présenter aussi aux visiteurs la richesse des fonds des Archives de la préfecture de Police, ces deux institutions formant le département patrimonial du service de la mémoire et des affaires culturelles (SMAC). Le SMAC, constitué, en outre, de la Musique des gardiens de la paix, contribue à la mise en valeur de l’histoire institutionnelle, des différents métiers et des missions de la préfecture de Police.
Situé au troisième étage de l’hôtel de police du 5e et 6e arrondissements, 4, rue de la Montagne Sainte-Geneviève, le musée retrace l’histoire de la police parisienne du XVIIe siècle à nos jours à travers la présentation de plus de 2000 œuvres originales et hétéroclites : uniformes, armes, peintures, gravures, sculptures, photographies, affiches, équipement et matériel policier, pièces à conviction, drapeaux, etc.
Les collections du musée sont conservées dans des réserves situées au sous-sol du commissariat du 5e et du 6e arrondissements, non accessibles au public. Une sélection d’œuvres phares est présentée au sein d’un espace de 300 m² et retrace l’histoire de la police de la création de la lieutenance générale de police en 1667 par Louis XIV à la période contemporaine. La création de la préfecture de Police par Bonaparte le 17 février 1800 est particulièrement mise en avant, ainsi que l’évolution de cette institution qui a su s’adapter aux changements de criminalité et mettre au point de nouvelles technologies d’investigations scientifiques et techniques.
Les grandes affaires criminelles suivies par les services de police parisiens au cours des siècles sont également décryptées au sein du musée : l’assassinat d’Henri IV par Ravaillac en 1610 ; l’affaire des Poisons ; la tentative d’assassinat du roi Louis Philippe, en 1835, par Giuseppe Fieschi ; l’affaire Violette Nozière, condamnée pour l’empoisonnement de ses parents ou encore les crimes d’Henri-Désiré Landru et du docteur Petiot.
Les métiers de la préfecture de Police sont, en outre, évoqués, permettant la découverte du savoir-faire des policiers qui, depuis le XVIIe siècle, assurent à la fois le maintien de l’ordre public, la continuité d’une police tant administrative que judiciaire, et se portent quotidiennement au secours de leurs concitoyens.
Le dernier espace, qui a été inauguré en 2020, est consacré à la police technique et scientifique, de sa création à nos jours. Alphonse Bertillon, qui a mis au point, en 1879, une technique d’identification anthropométrique, a inauguré au sein de la préfecture de Police le service de l’identité judiciaire, premier laboratoire de police scientifique au monde. Il a inventé la photographie anthropométrique face-profil, le quadrillage photographique précis des scènes de crime et l’art d’organiser rationnellement les fichiers. Son système d'identification, appelé « bertillonnage » a été rapidement adopté dans toute l'Europe, puis aux États-Unis. Il est utilisé en France jusqu'en 1970.
IMPORTANT : la réservation est obligatoire pour toute visite (libre ou guidée).
Informations et réservations au 01 44 41 52 50 ou par courriel via le formulaire ci-dessous.
L’accès au musée est gratuit
Un conférencier extérieur peut proposer une visite guidée du musée pour son groupe en s'acquittant d'un droit de parole de 30,90 €. La réservation d'un créneau de visite est obligatoire.
Le musée est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite via des ascenseurs.
Les chiens-guides et les chiens d’assistance sont les bienvenus au musée.
Le musée de la préfecture de Police propose, sur réservation, des visites conférences et des ateliers adaptés aux différentes situations de handicap.
Une prochaine visite guidée du musée en langue des signes française (LSF) est organisée :
Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à contacter notre référent accessibilité au 01 44 41 52 50.
4, rue de la Montagne Sainte-Geneviève (3e étage)
75005 Paris
Métro : Maubert-Mutualité, ligne 10
Bus : 24, 47, 63, 86, 87
Tél. : 01 44 41 52 50