La direction de la police judiciaire de la préfecture de Police
L'histoire de la police judiciaire parisienne
Créée en 1913, la Direction de la Police Judiciaire de la Préfecture de Police est compétente à Paris, et dans les 3 départements périphériques, relevant ainsi du ressort des Cours d’Appel de Paris et de Versailles.
Implantée depuis septembre 2017 au 36, rue du Bastion à Paris (17e arr.), son nouveau siège regroupe, outre la direction, l’ensemble des brigades centrales (à l’exception de la BRI-PP restée 36 quai des Orfèvres), les brigades de la sous-direction cyber-financière, les services de la sous-direction du soutien à l’investigation et le GIR 75.
D'un 36 à l'autre, la Police Judiciaire parisienne perpétue une histoire singulière, faite de grandes affaires, d’innovations et de générations d’enquêteurs engagés.
Les missions
La police judiciaire lutte contre le terrorisme, la grande et moyenne délinquance, la criminalité organisée sous toutes sous formes, les violences et infractions commises à l'encontre des mineurs, le proxénétisme, la criminalité économique et financière, et la cybercriminalité.
Elle participe aux dispositifs de coordination franciliens en matière de trafics de stupéfiants, de vols à main armée, de cambriolages, de vols à la fausse qualité et des trafics d’armes. À Paris, elle assure également des missions de police administrative relevant des attributions du préfet de Police, notamment au travers du contrôle des cabarets et établissements de nuit.
Priorités et perspectives
La lutte contre le terrorisme
Elle demeure une priorité absolue qui justifie une adaptation permanente :
- Coordination l’action de l’ensemble des services de la direction de la police judiciaire en matière de lutte anti-terroriste, en particulier des GLAT de chacun des services territoriaux ;
- Coopération renforcée avec les services judiciaires (DNPJ-SDAT et DGSI) et de renseignements (DRPP-DGSI) y compris en amont ou en l’absence de judiciarisation, participation aux différentes instances partenariales (EMap, UCLAT, etc.) ;
- Gestion et alimentation d’un fond documentaire, outil d’analyse et d'appui à l’enquête en matière antiterroriste, à disposition de l’ensemble des services de la Direction ;
- Formation continue de l’ensemble des effectifs de la Direction de la Police Judiciaire à la gestion de scène d'attentat, dans le cadre de la formation attentats multiples, organisation d'exercices attentat.
- Capitalisation de l'héritage des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 : une collaboration renforcée entre les 3 unités d’intervention spécialisée (BRI, RAID, GIGN), la modernisation des équipements de la BRI (moyens de communication, véhicule PC, armement), la mise à jour des doctrines d’intervention métro et fluviale ;
- Maintien du haut niveau d'activité judiciaire d'initiative et en soutien des services judiciaires de la préfecture de police ;
- Renfort des exercices et formations au profit des services composant l’unité contre-terroriste.
La lutte contre la cybercriminalité, police des hackers et police numérique
Cette nouvelle forme de criminalité se caractérise par un développement exponentiel :
- Intensification de la formation des policières et des policiers à l'enquête numérique, sur les réseaux sociaux et le darknet ;
- Mise à disposition de tous les services d'enquête de la préfecture de police d'équipes de spécialistes pour l'analyse des ordinateurs, smartphones et tablettes, les recherches en sources ouvertes, les cryptomonnaies, les objets connectés et les ordinateurs embarqués dans les véhicules ;
- Création d’une banque en ligne dédiée aux outils de l'investigation numérique et adaptée aux besoins opérationnels des enquêtrices et enquêteurs ;
- Développement au sein de différentes brigades (BPM, BS, BFMP, services territoriaux, etc.) de groupes d'enquêtes spécialisés dans des typologies d'infractions cyber (pédopornographie, trafic de stupéfiants sur les réseaux sociaux, proxénétisme, escroqueries via internet...).
La lutte contre la criminalité organisée
Priorité stratégique nationale, elle est déclinée par la DPJ-PP, sur le ressort de l'agglomération parisienne, au titre du chef de filât qui lui est confié en la matière au profit des autres directions actives de la préfecture de Police.
- Création et structuration en 2025 de l’UNALCO-PP (Unité d’Analyse et de Lutte contre le Crime Organisé) au sein de l'EMPJ qui regroupe des services à la fois techniques et d'analyse dans le but de partager et d'exploiter les informations opérationnelles sur cette thématique ;
- Coopération accrue avec les services partenaires nationaux et interministériels, notamment dans le cadre de l’état-major interministériel de lutte contre la criminalité organisée (EMCO) de la DNPJ au sein duquel a été nommé un officier de liaison PP issu de la DPJ-PP ;
- Renforcement des capacités d’anticipation et de ciblage des organisations criminelles, en s’inspirant des méthodes éprouvées en matière de lutte antiterroriste.
Une police judiciaire toujours mobilisée sur son « cœur de métier »
Les homicides, la lutte contre les trafics de stupéfiants, les trafics d’armes, les réseaux de prostitution, les atteintes aux personnes et aux biens (vols à main armée, violences, agressions sexuelles, vols avec effraction, vols avec usage de fausse qualité).