Paris 1924 : centenaire de l’ouverture des Jeux, entre défi sécuritaire et triomphe olympique
A cette époque, la sécurité était aussi une problématique pour les parisiens et les autorités françaises. Retour sur cet événement qui a marqué l’histoire des Jeux Olympiques modernes.
La sécurité déjà au cœur des préoccupations
Si le contexte géo-politique entourant les Jeux 2024 se différencie nettement de celui de 1924, les préoccupations en matière de sécurité étaient déjà présentes en 1924.
Nonobstant un public moins nombreux, les organisateurs se trouvaient confrontés à des défis similaires à aujourd’hui, appréhendés de façon hétérogène, vus de notre regard actuel : notons par exemple qu’il n’y avait pas de commission sécurité propre à l’événement !
Les problématiques de la gestion des foules lors des épreuves, du risque de saturation des transports en commun, ou encore de la criminalité existaient déjà. Les policiers étaient ainsi mobilisés contre les pickpockets venus nombreux eux aussi pour l’événement, et avaient fort à faire en termes de circulation : la desserte des principaux sites de compétions dont celui du stade de Colombes (Hauts-de-Seine), était vivement critiquée, car rudimentaire et onéreuse. Malgré les mesures prises pour les véhicules, répartis en 3 catégories (voitures, bus et taxis) avec chacune leur parcours possible dans la capitale, les portes de Paris se retrouvaient vite saturées enjoignant le préfet de Police de l’époque, Armand Naudin, à prendre un certain nombre de mesures pour éviter embouteillages et accidents.
Malgré ces défis, les JO de 1924 ont connu un vif succès et ont servi d’étalon pour les Jeux Olympiques modernes !
La cérémonie d'ouverture et le triomphe de 1924
Le 5 juillet 1924, soit 2 mois après le match d’ouverture des JO opposant l’équipe de France de Rugby à la Roumanie, un nombre de spectateurs conséquents pour l’époque - 40 000 spectateurs - se sont rassemblés pour assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux. C’est au stade olympique de Colombes, construit pour l’occasion, que le président de la République, Gaston Doumergue, ouvrait la 7ème édition des Jeux Olympiques d’été de l’ère moderne, en présence des membres du Comité international olympique (CIO), et en particulier de son président, le baron Pierre de Coubertin.
L'ampleur de cette édition a été remarquable, avec un total de 126 épreuves qui ont attiré pas moins de 625 000 spectateurs, établissant ainsi un record pour l'époque. Cette affluence massive de spectateurs témoigne non seulement du succès retentissant de l'olympisme, mais également de l'engagement de la ville hôte.