Exercice de gestion de crise au Stade de France
Lundi 17 avril, la préfecture de la Seine-Saint-Denis a organisé un exercice de gestion de crise au Stade de France avec près de 500 participants, sur une durée d’une demi-journée, dans l'enceinte du Stade de France et aux abords. De nombreux acteurs du ministère de l'Intérieur étaient présents pour jouer en conditions réelles : le Raid, plusieurs structures de la préfecture de Police - notamment le Secrétariat général de la zone de défense (SGZDS) et de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). Le ministère de la Justice, l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France, la RATP, la SNCF, la Croix-Rouge française étaient également représentés.
Les participants ont été plongés le jour-même dans un scénario fiction, qu’ils ont découvert en temps réel : alors que se déroule le match de quart de finale de la Coupe du monde de rugby au Stade de France, à Saint-Denis, des individus armés pénètrent dans l’enceinte du stade. D’autres éléments de contexte ont ensuite été amenés au fur et à mesure aux autorités et forces mobilisées sur cet exercice, confrontées à une attaque terroriste.
Des exercices réalistes pour une préparation optimale
Le but de ce type d’opération ? S’assurer que tous les services engagés pour la sécurité des Jeux se coordonnent le mieux possible, et que la communication interservices ou destinée au grand public soit efficiente. La préparation et l'entraînement de tous les acteurs de terrain, avec des exercices réguliers et réalistes, sont une nécessité impérative pour renforcer l’efficacité des dispositifs opérationnels et faire face aux phénomènes susceptibles de porter atteinte à la sécurité lors de ces événements mondiaux. Lors des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, en effet, le Stade de France, le plus grand de l’hexagone, se transformera en stade olympique, avec une capacité de 77 000 spectateurs. Il accueillera durant seize jours toutes les épreuves d’athlétisme et de rugby.
(Photos : Ministère de l'intérieur et des Outre-mer / J. GROISARD)