Vos témoignages - Extraits
Témoignage de Christophe Delaye
En 2015, j’étais commissaire de police, conseiller police adjoint au cabinet du préfet de Police (2014-2020).
A ce titre, j’ai été parmi ceux qui ont connu chacun de ces épisodes d’attentats, les 7, 8 et 9 janvier ainsi que le 13 novembre 2015.
Je peux témoigner de la sidération et de la gravité, qui en chacune de ces occasions, ont saisi les fonctionnaires de police à tous les niveaux et dans tous les services, ainsi que de la retenue que nous nous sommes tous imposés intuitivement pour ne pas céder à l’émotion, par respect pour les victimes et pour faire notre devoir. Je peux témoigner aussi que nous avons fait bloc derrière nos chefs, les préfets Bernard Boucault et Michel Cadot, leurs directeurs de cabinet, Laurent Nuňez et Patrice Latron, en nous efforçant de faire preuve de la plus grande disponibilité et du meilleur professionnalisme, par exemple lorsqu’il a fallu coordonner en 48 heures la marche républicaine du 11 janvier, en dépit du risque latent et d’un niveau de forces pour la sécuriser à peine suffisant, ou bien en déclinant immédiatement les mesures de l’état d’urgence dans la nuit du 13 novembre et les jours d’après.
Un autre motif de préoccupation, dans les jours suivant les attentats du 13 novembre, était la préparation de la 21ème conférence des parties à la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, dite COP21, du 30 novembre au 12 décembre 2015 sur le site du Parc des Expositions du Bourget (93), où 80 chefs d’État et de Gouvernement, 25.000 délégués accrédités et 10.000 représentants de la société civile étaient attendus, dans un pays en deuil et dans ce contexte sécuritaire devenu subitement totalement différent.
Plus loin dans le temps se préparait déjà dans toute la France, en particulier dans l’agglomération parisienne, un grand événement sportif international populaire, l’UEFA Euro 2016 de football.
Enfin, par un étrange clin d’œil du destin, c’est le 14 décembre 2015, un mois après les attentats de Paris, 2 jours après la fin de la COP 21, que le Premier ministre a adressé au préfet de Police, ainsi qu’au préfet de la région d’Ile-de-France, préfet de Paris, une lettre de mission, les chargeant tous deux de piloter le soutien des administrations de l’Etat à la candidature pour l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, ainsi que de faciliter les démarches du comité de candidature, présidé à l’époque par Bernard Lapasset et Tony Estanguet.
Tout le pays avait donc vocation dès la fin de l’année 2015 à se projeter vers l’avenir, en revendiquant ses valeurs et sa singularité pour livrer le meilleur de lui-même en relevant les défis de l’organisation complexe de grands événements et de la responsabilité environnementale, mais aussi en mémoire et en hommage aux victimes, trop nombreuses. Pour ma part, j'ai choisi de m'engager dans ces projets sur la durée pour plusieurs raisons, dont celle-ci.
A titre plus personnel, l’émotion est arrivée plus tard, loin des regards, lorsque 3 jours après le 13 novembre vous lisez un texte aussi fort que « vous n’aurez pas ma haine » publié sur facebook ou bien lorsque vous écoutez Renaud chanter « J’ai embrassé un flic ».
Témoignage anonyme
J'ai ressenti de l'effroi, de la sidération durant ces épisodes tragiques.
J'ai ressenti de la tristesse, de la compassion et de l'empathie pour les personnes victimes sur les terrasses venues prendre un simple verre ou passer une belle soirée de liberté durant un concert.
J'ai ressenti de l'admiration, de la fierté et de l'abnégation pour nos Forces de l'ordre, nos Pompiers confrontés à une situation hors norme, qui ont fait preuve de cohésion, de patience et de ténacité pour mettre fin à ces tueries de masse
Je ressens l'envie de leur témoigner à toutes et tous mon soutien et mon partage.
Soyons forts et unis face à la tragédie, oublions l'individualisme et soyons à l'écoute et attentifs à chacun d'entre nous. Parce que plus rien ne sera jamais comme avant.
Témoignage d'Isabelle Naut
Des atrocités sont encore commises aujourd'hui et l'homme ne semble pas tirer les leçons du passé.
Pourtant, il restera toujours un espoir de jours meilleurs et les victimes restent à jamais dans nos cœurs.
Aucune religion ne peut appeler à tuer, rien ne peut justifier ce déchaînement aveugle de violence.
Résistons pour sauver les démocraties et ne laissons pas la haine grignoter nos cœurs.
Témoignage de Raphaël Ladeveze
Il y a 10 ans, le jour des attentats du 13 Novembre, j’avais 8 ans et ce jour là j’écoutais le match France Allemagne à la télé. Et quand j’ai entendu les deux explosions près du stade de France je me suis dit au début que c’était des pétards. Et non en fait, j'ai compris quelque temps après que c’était des terroristes qui s’étaient fait exploser.
Je me rappelle après que ma maman m'avait dit d’éteindre la télé car ça devenait un peu trop compliqué à faire écouter à quelqu'un qui avait 8 ans. Le jour où j’ai ressenti ça donc les attentats, je ressentais de la tristesse et de l’énervement : de la tristesse car toutes les personnes qui on perdu des gens ce soir là, c’est horrible. Et de l’énervement car les gens qui ont fait ça ne sont pas humains.
Mon souvenir le plus marquant c’est l’attaque au bataclan qui avait fait beaucoup de morts. Ce que j’aimerais dire aux victimes ou au gens qui ont perdu des proches c’est : soyez fort, ne restez pas tout seul dans votre coin et parlez en autour de vous, même si c’est compliqué, parlez à des personnes extérieures qui n’ont pas vécu les attentats, ça fait du bien, et ils n'ont pas les mêmes points de vues que vous ce soir là. J’aimerais dire aussi aux forces de l’ordre, aux pompiers et d’autres personnes qui travaillent dans l’ombre mais qu’on na pas vu ce soir là : c’est des personnes formidables qui se sont sacrifier pour notre pays et que se relever de ce soir là ça doit être très compliqué.
Donc merci beaucoup aux forces de l’ordre et aux pompiers qui ont protégé et secouru des milliers de personnes en gardant leur sang froid.
Témoignage de Pamela Chevreuil
C'était l'horreur, j'y étais, j'ai eu très peur pour mes enfants et pour le reste du monde d'ailleurs.
Je remercie toutes les forces de l'ordre en tout genre pour nous avoir sauvé, pour votre courage : vous avez ma reconnaissance éternelle. J'étais enceinte de 8 mois et demi, j'ai cru qu'on allait mourir je me demandais comment aller a la maternité sans risque (hôpital Tenon). Des militaires étaient postés devant nos immeubles avec leur famasses pour nous sécuriser (Paris 19ème).
Merci aussi à eux. Depuis, j'ai déménagé à la campagne, j'avais des enfants à protéger.
Merci à vous tous, merci du fond du cœur pour tout.
Témoignage anonyme
Je souhaite féliciter les forces de l'ordre notamment la BRI et le raid pour l'arrestation des terroristes.
Témoignage de Habiba DEHBI
J'habite à Grigny dans le 91, l'attentat 2025 nous a tous marqué, notre ville était vraiment touchée à tous les niveau: travail, logement, stage ou formation pour les jeunes, l'image de notre ville, la souffrance pour certaines familles qui ont le prénom COULIBALY. Pourtant ce jeune qui avait commis cet acte n'est pas vraiment de Grigny.
Je vous recommande le livre (GRAND ENSEMBLE) qui a été écrit par les deux sociologues Jérôme TUC et Fabien TRONG. qui ont mis 10 ans pour sortir ce livre, de 2015 à 2025.
Ce livre parle de quotidien des grignois à cette époque.
Témoignage de Romain Barrier
Bonjour,
Je vis à Lyon. Ce jour là, j’étais dans un bar à Lyon avec mes amis pour le match de la France-Allemagne.
Pendant le match, on a entendu des détonations. Je pensais que c’était des bombes agricoles, qu’on pouvait en voir dans les stades. Après on a entendu que c’était hors du stade. Après mon tel a reçu des notifications comme quoi y’a eu une explosion puis une fusillade qui s’enchaînait. Au début j’ai cru que c’était un règlement de compte entre bandes. Et en fait, non c’était bien des terroristes qui massacrait les gens. Le plus meurtri, c’est le bataclan : l’horreur qu'il y avait ce soir là. J’avais des amis qui était dans les parages. Et après on a vu à la tv la BRI qui lançait l’assaut. J’ai ressenti que nous avions subi une guerre. Ce jour là j’ai cru au début que c’était un film d’action.
Mais en fait non c’était un attentat.
J’ai une grosse pensée pour toutes les familles et les amis qui ont perdu leur proches !! Merci à vous la police d’être là au quotidien pour nous protéger, servir et risquer votre vies pour nous, pour le pays !! Un grand respect pour ce travail très difficile. Merci encore de nous protéger c’est important que vous soyez là.
Merci aux forces de l’ordre !! Vous êtes pour moi des héros !!
Témoignage de Stéphanie Dedelot
Bonsoir à tous
Il y a dix ans déjà notre France, nous avons été attaqués de plein fouet par une bande de fanatiques qui n'aimaient pas notre pays et surtout de voir des personnes s'amuser et qui aimaient la musique.
Ce jour là, je fus horrifiée par l'ampleur de la tuerie.
Je souhaiterais dire aux parents des victimes n'oublions jamais ce qu'il s'est passé ce 13 novembre 20215.
Une pensée pour toutes ces familles meurtries.
Témoignage de Oumar Dem
Le choc, l'incompréhension, la sidération.
Mes pensées à toutes les victimes de ces barbares assoiffés de sang. Je rends un hommage vibrant à tous les héros du quotidien qui, H24 au péril de leur vie, n'ont qu'un seul objectif : nous protèger.
"Les actes de terrorisme ne peuvent jamais se justifier, quelque raison que l'on puisse faire valoir." Kofi ANNAN.
J'ai l'habitude de dire que si nous sommes des millions qui dorment sans rien se soucier de notre sécurité, c'est parce qu'il a des milliers et des milliers de héros du quotidien qui veillent, en dormant peu, pour nous défendre des criminels.
Témoignage de Diariou Diallo
Espoir et résilience :
Même dans la douleur, la lumière de la solidarité ne s’éteint pas.
Courage à toutes les victimes et à ceux qui se relèvent chaque jour.
Témoignage de Madame Nivoit
Dix ans après le Bataclan, je rends hommage à mon cousin Thibault.
Sa vie a été volée mais son souvenir reste intact.
Il est un être cher, un fils, un frère, un cousin, un ami que nous portons tous encore en nous.
Que sa mémoire, ainsi que celle de toutes les victimes, ne s'éteigne jamais.
Témoignage de Floriano (Compagnie d'intervention)
En 2015 j'étais jeune Gardien de la Paix à la DOPC, en Compagnie d'intervention.
Le souvenir marquant que je garde de janvier et novembre, le seul que je veux garder en mémoire, c'est le soutien de la population.
Cela restera l'un des moments les plus marquants de ma carrière, lorsque, lors de la manifestation du 11 janvier que nous sécurisions avec mes collègues, arrivés Place de la Bastille, la foule s'est mise à nous applaudir. Au début, quand les gens à notre gauche sur les marches de l'opéra ont commencé, on a pensé qu'une personnalité devait passer par-là, et que c'était pour elle. Et puis les gens à notre droite ont aussi commencé à se tourner vers nous et à applaudir. Et c'est là qu'on a commencé à comprendre que c'était pour nous. Un véritable haie d'honneur. Et c'était incroyable, j'en ai encore la chair de poule aujourd'hui. Et on savait en le vivant que ce moment serait unique dans notre carrière et dans notre vie.
Témoignage d'Olivier, en charge des drones à la préfecture de Police
Je garde un souvenir particulier de cette période.
Au cours de cette période et les mois qui ont suivis, nous avons dû intervenir sur de nombreuses fausses alertes ce qui a créé une grande solidarité et bienveillance entre collègues sans oublier le soutien de la population.