La brigade des stupéfiants

Modifié le 26/06/2020

Histoire de sa création

Au début du 20e siècle, la brigade mondaine était chargée de la « police des moeurs » ; cette mission s’étendait alors aux maisons closes et indirectement aux fumeries d’opium implantées dans ces établissements, héritage du passé colonial de la France. Logiquement, les flics de « la mondaine » étaient chargés des affaires de stupéfiants, la création du premier groupe « stups » remontant à 1914. Le développement exponentiel du trafic de drogues, notamment d’héroïne, durant les années 80, et en corollaire la multiplication des overdoses en région parisienne, imposèrent aux autorités la création d’un service spécialisé à part entière : la brigade des stupéfiants naît en 1989.


Perquisition chez un particulier. L’odorat des chiens permet de déceler avec précision la présence de produits stupéfiants.
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Perquisition chez un particulier. L’odorat des chiens permet de déceler avec précision la présence de produits stupéfiants.
Perquisition chez un particulier. L’odorat des chiens permet de déceler avec précision la présence de produits stupéfiants.
Perquisition chez un particulier. L’odorat des chiens permet de déceler avec précision la présence de produits stupéfiants.
L’unité cynophile participe à la recherche de drogues, en collaboration avec les autres services de police.
L’unité cynophile participe à la recherche de drogues, en collaboration avec les autres services de police.
Kit salivaire permettant de détecter immédiatement la présence de stupéfiants notamment chez un conducteur lors d’un accident de la circulation.
Kit salivaire permettant de détecter immédiatement la présence de stupéfiants notamment chez un conducteur lors d’un accident de la circulation.
Version ouverte d'un harnais dissimulant environ 10 kg de cocaïne.
Version ouverte d'un harnais dissimulant environ 10 kg de cocaïne.
 

Ses missions

La brigade des stupéfiants possède trois grands pôles d’activité : la répression, la coordination, la prévention-formation.


La brigade a en charge la lutte contre le trafic de drogue sous toutes ses formes, qu’il soit local, régional ou international. Dans ce dernier cas, elle agit en coopération avec l’office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCTRIS) de la direction centrale de la police judiciaire. À Paris, avec la mise en place du plan de lutte contre le trafic de stupéfiants, les choses ont quelque peu évolué. Si les méthodes traditionnelles perdurent avec, notamment, le recours aux informateurs, les enquêtes peuvent aussi être lancées après un diagnostic de terrain sur la situation d’un quartier. 


La brigade des stupéfiants coordonne également l’action de l’ensemble des services de police parisiens et de petite couronne en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants, notamment à travers le plan stups. À ce titre, elle est le seul interlocuteur de l’OCTRIS pour l’agglomération parisienne. Elle tient le fichier des objectifs au niveau régional et assure un rôle de conseil et de soutien technique des autres services.


Enfin, elle assure de nombreuses missions de formation à destination de lycéens, d’étudiants, de salariés d’entreprises et de policiers. Ces policiers ont également répondu à toutes les demandes particulières et assuré l’expertise nécessaire chaque fois que la direction de la police judiciaire a été sollicitée en matière de lutte contre les stupéfiants.


Une diversité de missions pour des policiers, répartis au sein de la section enquête et coordination (qui assure, selon les termes du protocole de répartition des compétences entre directions, le suivi des affaires initiées par les douanes ou la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne) et des deux sections d’initiative, composées chacune de trois groupes opérationnels chargés de la lutte contre toutes les formes de trafics locaux ou internationaux. De plus, les investigations patrimoniales ont été généralisées avec le recours quasi-systématique aux groupes d’intervention régionaux lors des enquêtes.


L’OCTRIS
L’office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS), qui relève de la direction centrale de la police judiciaire, centralise tous les renseignements pouvant faciliter le travail des services chargés de lutter contre les trafics illicites de stupéfiants. Il coordonne sur le territoire national les enquêtes importantes, apporte son aide et assistance technique (surveillances) et sert de liaison entre les services de police français et étrangers collaborant sur une affaire. L’OCTRIS dispose aussi d’antennes extérieures implantées dans des zones présentant un intérêt stratégique (pays de production de la drogue – Colombie, Pays-Bas…- ou de transit – Venezuela, Brésil, Espagne…) et assurant un relais opérationnel avec les autorités répressives locales.