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Démarches  

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Le Secrétariat Général de la Zone de Défense et de Sécurité : gestion de crise

Modifié le 18/12/2014

Comment s'organise la gestion d'une crise ?

Le Secrétariat Général de la Zone de Défense et de Sécurité de Paris se charge de plusieurs types de crises. Les moyens humains et matériels utilisés ne seront pas identiques pour un épisode sans gravité et un accident majeur. Il convient, lorsqu'une crise survient, d'en déterminer les caractéristiques. On parle ainsi de crises à cinétique ou dynamique courte) qui peuvent être inopinées (ex. : accidents de transport de matières dangereuses, attentats, etc.) ou prévisibles dans le cas notamment des épisodes climatiques : les tempêtes ou les épisodes neigeux. Et de crises à cynétique ou dynamique longue  qui peuvent elles aussi être inopinées (effondrement global du réseau d’énergie, violences urbaines, accidents technologiques, etc.) ou prévisibles dans le cas des inondations ou des pandémies par exemple.
ORSEC : quésako ?
Plus qu’un acronyme présent dans les grilles de mots-croisés, Orsec (Organisation de la réponse de sécurité civile) est avant tout une organisation permanente et unique regroupant des acteurs publics et privés pouvant être chargés de gérer des événements touchant gravement la population.
Cet ensemble est composé de l’État, des collectivités territoriales, des opérateurs de réseaux et des associations de sécurité civile. Il est placé sous la direction unique du préfet, l’autorité de police représentant l’État dans le département. Ce plan permet de faire face à tous types de situations d’urgence, qu’elles soient prévisibles ou pas. Cette organisation, créée en 1952, a changé au gré des mutations de la société, de ses attentes et des menaces. Depuis 2004, la loi de modernisation de la sécurité civile place le citoyen au cœur d’une organisation intégrée beaucoup plus souple et adaptée aux risques majeurs actuels. On s’appuie sur une organisation commune pour faire face à un risque particulier.

A 60 ans, Orsec est plus qu’un dispositif ultime pour faire face aux événements les plus graves. C’est aujourd’hui une boîte à outils, utilisable au quotidien sans que l’administration centrale n’en supporte la charge exclusive.

Dans la boîte à outils ORSEC : des dispositions générales et spécifiques Pour une coordination et une efficacité optimales, la gestion d’un événement majeur passe par la mise en œuvre d’actions préalablement identifiées en matière de sécurité civile. Ces actions sont ainsi répertoriées dans des dispositions générales. Elles sont applicables en toutes circonstances et constituent ainsi une boite à outils utilisable pour de nombreux événements. Exemples de domaines faisant l’objet de dispositions générales :
  • L’alerte et l’information des populations ;
  • L’hébergement de crise ;
  • Le secours à de nombreuses victimes ;
  • La gestion de décès massifs ;
  • Le ravitaillement en produits de première nécessité…
Les dispositions générales sont complétées par des dispositions spécifiques propres à certains risques particuliers préalablement identifiés. Exemples de risques pouvant faire l’objet de dispositions spécifiques :
  • La pandémie grippale ;
  • L’inondation ;
  • Le grand froid ;
  • La canicule ;
  • Le sauvetage aéroterrestre ;
  • L’intervention sur des victimes d’un attentat nucléaire, radioactif, bactériologique et/ou chimique (NRBC).
Ce dispositif opérationnel peut être décliné au niveau zonal, interdépartemental et départemental.

Avant une crise : la planification

Pour être prêt face à la survenance d’une crise, il est nécessaire d’être préparé. Ce travail d’anticipation et de préparation, réalisé en amont de tout type de crise, revêt un rôle fondamental pour la Zone de Défense et de Sécurité. On appelle cette étape : la planification, soit la programmation des actions à mener en cas de crise. Des plans zonaux organisant la réponse de sécurité civile (ORSEC) sont donc élaborés. Il s’agit des dispositions générales et spécifiques (cf. l’encadré supra). Ces études approfondies des mesures à prendre en cas d’événement majeur envisage le plus de scénarii possible. Sur la base du dispositif général ORSEC, le SGZDS crée ainsi sa « boite à outils » utilisable quelque soit le type d’événement susceptible de se produire en Ile-de-France. Peuvent être définis, selon les plans :
  • l’appui que peut apporter la zone aux départements lorsque les capacités de ces derniers sont dépassées par l’ampleur, l’intensité, la cinétique ou l’étendue de l’événement ;
  • les mesures de coordination et d’appui pouvant être mises en œuvre face à des événements touchant tout ou partie de l’Ile-de-France ;
  • les moyens d’intervention (publics et privés) que la zone pourrait mobiliser face à un événement.
Les plans (ou dispositifs) élaborés par le SGZDS peuvent par la suite être déclinés au niveau départemental par les préfectures d’Ile-de-France.

Quand une crise apparait…

Au quotidien, une multitude d’évènements surviennent en Ile-de-France mais tous ne sont pas des crises.

Le Centre Opérationnel Zonal (COZ),  constitué de sapeurs-pompiers, de policiers et de gendarmes,  assure une veille opérationnelle permanente (24h/24) sur ces évènements du quotidien. Le COZ a deux missions :


=> la remontée de l'information  . Par un compte rendu téléphonique immédiat en cas d'intervention particulière (transmission d'informations brutes : nombre de victimes, importance des moyens engagés, nombre d'agents blessés en service, médiatisation ou non de l'événement, etc.). En bref, ces équipes assurent par leurs comptes rendus réguliers le suivi des interventions en cours.
=> La coordination des moyens extra-départementaux et extra-zonaux  . Lorsqu'un événement majeur survient et que les effectifs locaux sont dépassés par manque de moyens humains ou logistiques, le COZ a pour mission d'envoyer les renforts nécessaires sur place. Des colonnes zonales de renfort (prévues à la base pour les cas de feu de forêt, de sauvetage, de déblaiement, de tempête, etc.) peuvent par exemple être envoyées sur d'autres zones de défense. Il arrive même que des « détachements sécurité civile » soient constitués pour partir à l'étranger ou dans les DOM-TOM. 


En cas d’évènements exceptionnels, il est essentiel de réagir rapidement et d’évaluer la gravité de la situation, de coordonner l'envoi de moyens logistiques sur le terrain, de communiquer en interne et auprès du public, de s'assurer de la cohérence et de l'efficacité du dispositif...


Ces missions sont alors centralisées par le Centre de Crise Zonal (CCZ), considéré comme la cellule de crise du préfet de police et situé à Paris, dans les locaux de la Préfecture de Police. Il est déclenché (ou « armé ») par le Préfet du SGZDS de Paris. Sa mission principale sera alors d'assurer une cohérence des moyens mis en œuvre et prévus en amont par la planification et de faciliter les échanges entre les différents acteurs publics ou privés de la gestion de crise.


Le Centre de Crise Zonal  (appelé CCZ)  peut être enclenché lors d’évènements importants, programmés et nécessitant un suivi depuis l’Etat Major de Zone comme lors du défilé du 14 juillet, l’arrivée du Tour de France ou la nuit de la Saint Sylvestre. Il peut également être mobilisé dès qu’un évènement majeur survient. Dans sa configuration la plus large, il peut mobiliser 25 personnes en contact avec les opérateurs publics et privés. Il est organisé en cellules (renseignements synthèse, moyens, anticipation, communication de crise, logistique).


Il s'agit alors de gérer le présent, d'anticiper une dégradation possible de la situation et de préparer le retour à la normale.

Afin de gagner en efficacité

La Zone  a également développé des outils utilisables par tous les acteurs de gestion de crise.

CRISORSEC
Crisorsec est un portail informatique, utilisé uniquement en cas de crise, faisant partie du dispositif ORSEC. Ses objectifs principaux sont :
  • la simplification de la transmission et la remontée des informations ;
  • leur partage en temps réel ;
  • la sensibilisation de l'ensemble des partenaires connectés à la problématique de l'événement en cours ;
  • la compréhension des difficultés de chacun.

À cette fin, Crisorsec regroupe quatre fonctionnalités centrées sur la communication entre les acteurs, à savoir :

  • une main courante transverse capable de diffuser des points de situation et des informations à tous les acteurs concernés ;
  • un annuaire mis à jour en temps réel par chacun des acteurs, permettant de partager les coordonnées téléphoniques et électroniques du quotidien, de l’alerte et de la crise ;
  • une messagerie permettant à chacun d’échanger avec son centre opérationnel de rattachement et de faire remonter les informations du terrain vers le COZ ou les COD ;

un espace de stockage de données organisé selon l’architecture du nouveau dispositif ORSEC, permettant d’échanger en ligne les principes du plan, les fiches d’aide à la décision et les fiches capacitaires.

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Le Système d'Identification Numérique Standardisé (SINUS)

Il s’agit d’un produit à caractère interministériel, piloté par la Zone de Défense et de Sécurité de Paris et développé par la Direction Opérationnelle des Services Techniques et Logistiques (DOSTL) de la préfecture de police. Ce système, créé  avec la participation de la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP), de la Direction Régionale de la Police Judiciaire de Paris, du SAMU de Paris et de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris et selon un cahier des charges bien défini, permet l'identification et le suivi des victimes. Opérationnel depuis octobre 2009, il est généralisable à tout département.

Le besoin de disposer d’un système d’identification et de suivi des victimes en cas de scénario de crise majeure revêt trois aspects principaux :

  • l’information du public et notamment des proches des victimes ;
  • l’information rapide des autorités, pour une gestion de crise et une communication interne de qualité ;
  • l’aide aux enquêtes de police judiciaire.

Le dispositif SINUS repose sur :

  • un identifiant (bracelet avec codes à barres) ;
  • une fiche médicale ;
  • un module de saisie et de transfert des données fait pour le terrain ;
  • une base de données centralisée gérant toutes les informations provenant du terrain, enrichies par les hôpitaux d’accueil.

SINUS permet ainsi :

  • d’établir rapidement un bilan très proche de la réalité ;
  • d’établir une liste globale quelle que soit la dispersion des patients ; de rectifier ou d’enrichir des données initiales ;
  • d’organiser l’exploitation de ces données en fonction des buts recherchés (âge, sexe, nationalité, domicile, lieu d’hospitalisation, etc.) ;
  • d’extraire aisément les données susceptibles de servir de support à la communication et à l’enquête.