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Les policiers interprètes

Modifié le 10/08/2015

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Chinois, allemand, italien, tamoul, coréen, ou encore bulgare … ce sont quelques-unes des 36 langues étrangères couramment parlées par plus de 143 policiers, tous grades affectés, à des missions de patrouille ou d’accueil du public à la préfecture de police.

Policiers interpretes

Les fonctions de ces policiers polyglottes sont multiples, de la simple demande de renseignements à l’assistance lors d’un dépôt de plainte ou d’une audition. Leurs compétences linguistiques font d’eux une aide précieuse dans le traitement des procédures mais également un atout majeur pour la préfecture de police dans ses relations avec la population.


Que leur apprentissage de la langue ait été motivé par leurs origines familiales, leurs études ou un fort attrait personnel, les parcours des policiers interprètes sont variés. C’est le cas par exemple de Najet M., gardien de la paix, affectée au commissariat du 18e arrondissement, qui maîtrise parfaitement plusieurs langues des régions du Maghreb et du Moyen-Orient et qui a entrepris l’étude de la langue des signes universelle dès l’âge de 9 ans : « Dans ma famille, plusieurs personnes parlaient cette langue et, pour mieux communiquer avec eux, je m’y suis moi aussi intéressée ». De son côté, Hua N., agent de surveillance de Paris dans le 13e arrondissement, a appris le chinois et le mandarin grâce à sa mère, « d’un apprentissage tout à fait personnel, j’en ai fait peu à peu un atout professionnel », nous précise-t-elle.


Comme tous les agents de police, confrontés à des situations humaines, délicates, voire douloureuses, même si une forte empathie peut parfois être ressentie, leur action reste guidée par un souci constant de neutralité. « C’est une traduction tout à fait objective, au mot près. La présence d’un policier interprète est souvent rassurante pour les personnes en difficulté », comme le souligne Najet M.


Les compétences liées à la maîtrise des langues sont une richesse importante pour la préfecture de police. Les agents polyglottes peuvent être détectés dès leur scolarité, leurs savoirs sont valorisés au sein de l’institution. A cet effet, les policiers affectés à des missions de voie publique arborent, durant l’été et en période de fin d’année, dans les zones touristiques, un badge d’identification des langues parlées.


De manière plus générale, le logiciel SAVE (Système d’Accueil des Victimes Etrangères), implanté dans tous les commissariats,  permet d'améliorer l'accueil des étrangers victimes d'une infraction grâce à la traduction d'une plainte dans un format bilingue aujourd'hui disponible dans 17 langues (allemand, anglais, arabe, bulgare, chinois, coréen, espagnol, français, hollandais, italien, japonais, polonais, portugais, roumain, russe, serbocroate et turc).