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Vos commissariats dans les Hauts-de-Seine

Modifié le 10/07/2015

L'action de la police dans les Hauts-de-Seine

Les Hauts-de-Seine, c’est Saint Cloud, Boulogne, Neuilly, Sèvres, Sceaux, Suresnes… mais aussi Gennevilliers, Clichy, Nanterre, Villeneuve-la-Garenne. Lové dans une boucle de la Seine, orné de ses bois, forêts, châteaux, le plus petit département de la petite couronne est aussi le plus peuplé et l’un des plus riches de France, avec un PIB supérieur à celui du Luxembourg. Il abrite plus de six mille sièges sociaux de grandes entreprises dont TF1, Total ou L’Oréal, plusieurs centres d’enseignement supérieur comme l’Université de Nanterre ou l’École Centrale Paris, ou encore le port de Gennevilliers, deuxième port fluvial d’Europe.

Nord/sud

Le département abrite plus de 1 500 000 Altoséquanais, dont un peu 
moins de 190 000 vivent dans des zones urbaines sensibles, majoritairement situées dans les premier et deuxième districts. Deux quartiers, Belfort-Zanzillons à Clichy et Pablo Picasso à Nanterre, font partie du plan « 24 quartiers » mis en place par le ministère de l’Intérieur. L’un bénéficie d’une unité territoriale de quartier depuis juin, le deuxième devrait avoir la sienne d’ici la fin de l’année. En 2008, 1 498 faits de violences urbaines ont été comptabilisés dans les Hauts-de-Seine, la palme revenant à Nanterre, suivie par Gennevilliers et Chatenay-Malabry. « Le métier est difficile dans le nord. Il ne faut pas oublier que nous sommes à la frontière du 93 » , témoigne le commissaire Damien Vallot, qui fut gravement blessé au cours de la flambée de violence que subit le département lors des nuits des 13 et 14 juillet 2008. Toutefois, s’il ne faut pas la minimiser ni la nier, la situation n’a rien de comparable avec celle de son voisin du haut. « Il y a des violences, mais elles ne sont pas installées et sont sous contrôle » , affirme le commissaire divisionnaire Thierry Ferré, chef du premier district.

Entre Paris et province

Plus contrasté qu’il n’en a l’air, le département est atypique : très urbanisé, il compte seulement trente-six communes (dont vingt-six ont une police municipale) avec lesquelles la DTSP (direction territoriale de sécurité de proximité des Hauts-de-Seine) mène des actions de prévention conjointes. La même logique de partenariat prévaut avec le conseil général, qui finance de nombreuses actions de prévention : il a par exemple payé les scooters électriques, les ordinateurs et téléphones portables des vingt-quatre « policiers référents » qui se partagent les quatre-vingt dix-huit collèges du département.

Au-delà des missions habituellement dévolues aux officiers de prévention (racket, drogues, etc.), ces policiers, formés par l’inspection d’académie aux subtilités de la vie scolaire, sont attachés en permanence à un établissement – certains y disposent même d’un bureau, servent de conseillers techniques « sécurité » et remplissent une mission répressive (rappels au règlement, prise de plaintes au sein du collège). Controversée lors de ses débuts en 2006, l’initiative est aujourd’hui saluée par le corps enseignant – (une mini-révolution !) et devrait être étendue, au niveau national, à tous les collèges classés sensibles.

En matière de management, la proximité est également le maître-mot. Les nouveaux arrivants, de l’ASP au commissaire, bénéficient d’un accueil et d’un suivi personnalisés. Cette ambiance quasi familiale fait la force de la DTSP 92, selon son ancien directeur Christian Sonrier : « Nous comptons près de quatre mille personnes mais nous développons une vision de proximité un peu provinciale, avec une grande latitude accordée aux commissaires qui sont les âmes de leurs commissariats. C’est peut-être la différence avec Paris.»  Paris qui, vu d’ici, paraît à la fois si loin et si proche. Comme pour toute entreprise qui se lance dans la globalisation, un challenge du Grand Paris est de réussir la mutualisation des compétences sans dissoudre les particularismes.

Localisation des commissariats



Fiche d'identité du 92
Superficie  : 175 km2
Population  : 1 552 943 habitants
Nombre de communes  : 36
Nombre de commissariat  : 27
Effectifs  : 3 693
Nombre de faits constatés  : 92 923 dont délinquance de voie publique 41 308 carte 92