Demarches  

A l'occasion d'une cérémonie jeudi 20 décembre, les services administratifs seront ouverts au public à partir de 14h.

Rappel chronologique

Modifié le 25/06/2014

Comment s'est opérée la Libération de Paris ? Quelles sont les dates clés de l'insurrection ? Quelles sont les étapes du soulèvement à la préfecture de police ? Zoom sur cette période phare de l'Histoire.



Occupée depuis quatre années par les troupes allemandes, Paris va opérer durant la période du 19 au 25 août 1944 une rébellion pour se défaire des forces ennemies de la Wehrmacht, jusqu’à parvenir à sa libération.





  • 10 août : grève des cheminots


Alors que l’armée allemande est affaiblie par sa défaite progressive dans la bataille de Normandie, une grève insurrectionnelle est lancée contre l’occupant par les cheminots. Ceci constitue les prémisses de l'insurrection parisienne. Celui-ci marque le déclenchement de l’insurrection parisienne contre l’occupant.Alors que Paris est occupée depuis 4 ans, la police parisienne va s’insurger, le 19 août 1944, et se défaire du joug allemand, contribuant ainsi à la libération de la ville.

Insurgés

  • 15 août : grève des policiers  


Pour les Parisiens, c’est la première grève de la police. Celle-ci se déclenche à l'appel des mouvements de résistance du Comité de Libération de la Police Parisienne, regroupement des trois groupes policiers parisiens de résistance que furent le Front National de la Police, Police et Patrie et L’Honneur de la Police.

Police

  • 16 août (dans la nuit)  

Exécution par la police allemande (Gestapo) de 42 jeunes résistants, dont trois policiers, à la cascade du Bois de Boulogne




  • 18 août  


Les mouvements s’étendent à la province puis à d’autres secteurs (postiers, transports, métallos…), des syndicats appellent à la grève générale le 18 août. Le soulèvement populaire se prépare et Paris se couvre d’affiches appelant la population à s’insurger.




  • 19 août 1944 : soulèvement de la préfecture de police    

Les policiers prennent la préfecture de police attaquée par les Allemands. Ils la défendront durant sept jours. Plus de 167 hommes qu’ils soient gardiens, fonctionnaires ou policiers, y laisseront leur vie parmi les 900 morts qui seront à déplorer au sein des résistants.

Dans l'après-midi du 19 août, Von Choltitz accepte le cessez-le-feu négocié par le consul de Suède Raoul Nordling avec les gaullistes.


Du dimanche 20 août au mardi 22 août, les combats continuent.





  • 23 août


Von Choltitz a ordre d’Hitler de défendre Paris en détruisant une partie importante de la ville (monuments, ponts, etc.) pour ne laisser à l’ennemi « qu’un champ de ruines ». Il ne s’exécutera pas.

Bombardements



  • 24 août 


Un avion léger largue un message au-dessus de la préfecture de police, sur les quais de Seine, sur lequel est écrit : « Le général Leclerc me charge de vous dire « Tenez bon, nous arrivons ». Pendant ce temps, à Paris, c’est l’heure des barricades : les combats se poursuivent dans tous les quartiers.



Entrée dans Paris des premiers éléments de la 2e division blindée (DB) du général Leclerc.
Premiers chars de la 2e Division blindée



  • 25 août


Après s’être retranché dans son quartier général de l’hôtel Meurice et y avoir été fait prisonnier, Von Choltitz capitule et remet sa reddition au général Leclerc, en présence du colonel Rol-Tanguy, chef régional des FFI (Forces Françaises de l'Intérieur) dans la salle de billard de la préfecture de police.

Reddition Von Choltitz



Après être venu à la préfecture de police, le général de Gaulle, chef du Gouvernement provisoire de la République française, se rend à l’Hôtel de Ville et adresse à la foule un discours célébrant la Libération de Paris avec ces mots devenus célèbres : « Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! ».

De Gaulle discours

  • 26 août 

Le général de Gaulle descend avec le général Leclerc à pied les Champs-Elysées, au milieu de la foule acclamant la victoire et la libération de Paris.

Le général de Gaulle et le général Leclerc Champs-Elysées