Demarches  

A l'occasion d'une cérémonie jeudi 20 décembre, les services administratifs seront ouverts au public à partir de 14h.

Exposition "Instantanés de la Libération"

Modifié le 17/09/2014

L'exposition "Instantanés de la Libération" est proposée lors des journées du patrimoine, que la préfecture de police a souhaité placer sous le signe des 70 ans de la Libération de Paris et du soulèvement de la police parisienne.

UNE DYNASTIE DE PHOTOGRAPHES DE 1891 À 1977


JEAN SÉEBERGER (1910-1979) ET ALBERT SÉEBERGER (1914-1999), DITS LES FRÈRES SÉEBERGER « SECONDE GÉNÉRATION ».
Affiche Seeberger

Issus d’une famille de grands photographes d’origine bavaroise installée à Paris, les frères Jean et Albert Séeberger intègrent le studio familial à la fin des années 20. Aux côtés de leurs aînés, ils se forment et poursuivent une voie ouverte dès 1891 par la « première génération » Séeberger, composée de trois frères. Leurs clichés évoquent la spontanéité du reportage, de la mode, sa clientèle et les lieux où elle se montre.




Dans la tradition de leurs maîtres, les frères Séeberger « seconde génération », s’attachent eux aussi à dépeindre la vie parisienne, notamment en immortalisant la Capitale occupée puis libérée. Entre le 19 août et le 26 août 1944, armé d’un Rolleifleix et d’un Leica, Jean suivra pas à pas la semaine mouvementée de la Libération, laissant près de 2 000 images de ces moments historiques.




Après 1945, les frères Séeberger se spécialisent comme leurs aînés dans la photo de mode. Les plus belles créations de la haute couture française sont photographiées par Séeberger Frères (leur marque), en studio et en extérieur sur fond de champs de courses, de palaces, de bars élégants, de plages privées et de voitures de luxe. Comme Robert Doisneau ou Willy Ronis, les frères Séeberger sont membres du « Groupe des XV », une association créée en 1946, dont le but est de promouvoir la photographie en tant qu’art.




Avec le concours de l’agence photo Rue des Archives, la préfecture de Police de Paris est heureuse de présenter un aperçu de l’oeuvre de la dynastie Séeberger qui fait partie intégrante de notre patrimoine artistique et historique.




La Bibliothèque Nationale de France détient un ensemble considérable et précieux : 35 000 négatifs et tirages de la période 1909-1939 (1ere génération) et 25 000 négatifs et contacts de la période 1941-1975 (2e génération). Le Centre des Monuments Nationaux, de son côté, conserve quelque 6 800 plaques de verre et clichés sur le patrimoine architectural, les sites, la vie quotidienne et les personnalités des arts et du spectacle. Une partie de ce fonds Séeberger Frères fait partie des trois seuls fonds photographiques classés au titre de monument historique aux côtés de ceux d’Atget et Nadar.



UNE EXPOSITION A LA PRÉFECTURE DE POLICE


Samedi 20 septembre 2014, de 10h à 19h
Dimanche 21 septembre 2014, de 10h à 18h
Ouvert à tous - Entrée libre
Préfecture de Police  - 3 rue de Lutèce - quai du marché Neuf



© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES 19 août 1944, prise de la préfecture de Police
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© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES 19 août 1944, prise de la préfecture de Police
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES 19 août 1944, prise de la préfecture de Police
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES 19 août 1944, prise de la préfecture de Police
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES Les policiers installent un canon anti-aérien
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES Les policiers installent un canon anti-aérien
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES Cantinière assurant le ravitaillement, cour du 19 août, 20 août 1944
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES Cantinière assurant le ravitaillement, cour du 19 août, 20 août 1944
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES Incendie Grand Palais 23 août 1944
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES Incendie Grand Palais 23 août 1944
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES La foule apeurée s’enfuit dans toutes les directions en quête d’un abri de fortune
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES La foule apeurée s’enfuit dans toutes les directions en quête d’un abri de fortune
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES Cordon de policiers contenant la foule venue acclamer les libérateurs.
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES Cordon de policiers contenant la foule venue acclamer les libérateurs.
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES Jean Séeberger
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES Jean Séeberger
 


Légendes complètes des photos


1.  19 août 1944, prise de la préfecture de police. Vers sept heures du matin, plus de 2000 policiers en civil se rassemblent devant la préfecture de Police côté cathédrale de Notre-Dame. Une heure plus tard, les policiers munis de brassards FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) pénètrent dans la préfecture par une porte entrouverte par un garde en faction.
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES




2. Devant le café qui jouxte le 7 boulevard du Palais, les policiers installent un canon anti-aérien.
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES


3. Cantinière assurant le ravitaillement, cour du 19 août, 20 août 1944.
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES


4. 23 août 1944, tandis que la 2e DB se dirige vers Paris, le général von Choltitz reçoit l’ordre d’Hitler de réaliser le maximum de destructions dans la Capitale. Afin de déloger un groupe de policiers résistants cernés dans le Grand Palais, les occupants envoient sur le monument un engin à chenilles bourré d’explosifs. Malgré les efforts des sapeur-pompiers pour éteindre le gigantesque incendie, les dégâts sont énormes.
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES


5.  Lorsque retentissent les coups de feu, la foule apeurée s’enfuit dans toutes les directions en quête d’un abri de fortune.
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES


6. Cordon de policiers contenant la foule venue acclamer les libérateurs.
© SÉEBERGER FRÈRES/RUE DES ARCHIVES