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Interview exclusive de Jean-Paul Copetti, auteur du livre "Pour le repos des morts"

Modifié le 24/03/2014

Picto interview

Plus que jamais à l’honneur avec les célébrations de son centenaire, la police judiciaire parisienne ne cesse de faire parler d’elle dans les médias, cette fois avec la publication de deux romans policiers commis par des enquêteurs issus du même groupe d’enquête ! Après le roman d’Hervé Jourdain publié dans Liaisons, découvrez dans avec ce bonus un entretien exclusif avec le commandant Jean-Paul Copetti, doyen de la Crim’ auteur de « Pour le repos des morts ». 

Liaisons 108 interview copetti

A cinquante cinq ans, le commandant Jean-Paul Copetti, chef de groupe à la Crim’ et doyen de la brigade criminelle, ajoute une nouvelle corde à son arc, celle d’auteur de roman policier. Avec cet ouvrage, le voilà désormais comblé, citant avec humour le chanteur cubain Compay Segundo : « Pour réussir sa vie, un homme doit faire un enfant, écrire un livre et planter un arbre ». 


Avec la publication de Pour le repos des morts, il réalise un rêve et boucle enfin un dossier vieux de plus de quinze ans entamé sur une vielle machine à écrire mécanique portable. Après des débuts à la brigade financière dans les années 1980, puis un passage comme inspecteur PJ au commissariat de la rue Pradier dans le 19e arrondissement, Jean-Paul Copetti intègre le « 36 » à la brigade criminelle en 1984, où il trouve sa voie. D’abord sixième de groupe, le jeune policier va gravir tous les échelons pour être aujourd’hui un chef de groupe accompli. Hasard de la vie, alors que Copetti publie ce roman qui avait été présélectionné parmi le jury du quai des Orfèvres quatre ans plus tôt, c’est son adjoint, le capitaine Hervé Jourdain, qui décroche le prix littéraire 2014 tant convoité avec Le sang de la trahison.

Que représente pour vous la publication de ce livre ?

C’est l’aboutissement d’une longue « épopée » ! Je suis heureux que ce livre voie enfin le jour, c’est une satisfaction personnelle… il était hors de question que j’édite à compte d’auteur. Après avoir écrit un premier jet voilà quinze ans, j’ai gardé mon manuscrit très longtemps dans un placard avant de le peaufiner puis de le présenter au prix du quai des Orfèvres où il a passé les premières sélections. C’est à cette date, par l’intermédiaire d’un auteur de polars venu visiter le 36, que j’ai rencontré son éditeur qui a accepté de me publier.

Dans quel genre situez-vous votre travail ?

Je me sens très proche de l’auteur américain Ed McBain, le père des aventures du 87e District qui a écrit plus d’une cinquantaine de romans policiers très concis et presque cliniques sur le métier de flic. A mon modeste niveau, j’essaie de faire la même chose avec l’univers du « 36 ». Tout comme Hervé Jourdain, je me revendique du style « policier procédural », un genre qui s’attache à suivre avec réalité notre travail et décrit les étapes d’une enquête sans grandiloquence.

Votre roman se découpe en plusieurs histoires, un peu comme des nouvelles…

Je ne voulais pas écrire une seule histoire mais plusieurs, imbriquées, une façon de restituer le travail réel d’un groupe à la Crim’ qui a toujours en charge plusieurs dossiers à gérer en même temps. J’ai gardé comme toile de fond les mêmes personnages d’un groupe tout en développant plusieurs partitions, crime crapuleux et homicide en série…

L’humour, chose plutôt rare pour le genre, est un élément assez présent dans vos pages…

C’est presque une constante dans la vie de chaque groupe. Attention, je ne fais pas du San Antonio, mais notre quotidien nous pousse sans doute à avoir ces moments de détente où l’on peut se chambrer, faire des blagues potaches...

Comptez-vous persévérer dans cette lignée ?

Je vais continuer à écrire, c’est une activité essentielle, mais je vais m’essayer à la littérature fantastique et à la science-fiction, deux genres que j’affectionne particulièrement. J’ai déjà deux histoires en tête. La seule chose dont j’aurai besoin, c’est le temps !