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Démarches  

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La brigade des stupéfiants

Modifié le 08/10/2014

Bras armé de la lutte anti-drogue

En planque dans le local RATP

En planque dans le local RATP

On trouve de tout dans le musée de la brigade des stupéfiants : des pipes à opium, des bouteilles de jus de chanvre, des cachets d’ecstasy, la recette pour transformer la cocaïne en crack, des photos de « tox » avant/après… Un reflet de la diversité des missions des « stups », cette prestigieuse brigade du 36 quai des Orfèvres, qui s’est adaptée à l’évolution des produits et aux nouvelles formes de trafics au cours de sa déjà longue histoire.


Au début du 20e siècle, la brigade mondaine était chargée de la « police des moeurs » ; cette mission s’étendait alors aux maisons closes et indirectement aux fumeries d’opium implantées dans ces établissements, héritage du passé colonial de la France. Logiquement, les flics de « la mondaine » étaient chargés des affaires de stupéfiants, la création du premier groupe « stups » remontant à 1914. Le développement exponentiel du trafic de drogues, notamment d’héroïne, durant les années 80, et en corollaire la multiplication des overdoses en région parisienne, imposèrent aux autorités la création d’un service spécialisé à part entière : la brigade des stupéfiants naît en 1989.

Fuite en avant

Pourtant, le passé, si prestigieux et évocateur soit-il, le mythe véhiculé par les films de genre dans lesquels indics, prostituées et flics désabusés traînent ensemble jusqu’à pas d’heure dans les bars de Pigalle, ce n’est pas le truc des policiers qui composent la brigade des stups. « Tous les films, les séries policières qu’on peut voir, ne reflètent absolument pas notre quotidien. La BS travaille selon des règles établies par la loi. La justice a évolué, et permet de faire les choses légalement » , affirme la commissaire Marie-Elisabeth Ciattoni, chef adjoint de la brigade des stupéfiants. « Nos moyens évoluent sans cesse, nous devons essayer de les garder secrets le plus longtemps possible ; tous les dealers cherchent à les connaître et nous sommes souvent bien trop médiatisés à notre goût. C’est une course en avant perpétuelle avec une part de plus en plus importante accordée à la technique » , ajoute le commissaire Georges Salinas, chef de section.


D’autant que l’infiltration des réseaux et les planques sont plus difficiles que par le passé, notamment pour les trafics dans les cités où les dealers mènent une vraie guerre pour contrôler le territoire. « Il y a un problème géographique. Tout ce qui est piétonnier est un souci pour la police. Les trafiquants et les dealers ont pour eux la connaissance de la topographie des lieux. Ils contrôlent les ascenseurs et tous les flux dans les cités, les deals ont lieu la plupart du temps dans une cave, une cage d’escalier, voire un appartement», précise Marie-Elisabeth Ciattoni. «Les toxicomanes sont souvent emmenés et raccompagnés par les guetteurs, parfois obligés de consommer sur place pour ne pas se faire contrôler par la police avec de la marchandise sur eux » , complète le commissaire Jean- Luc Saux, chef de section.
Perquisition chez un particulier. L’odorat des chiens permet de déceler avec précision la présence de produits stupéfiants.
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Perquisition chez un particulier. L’odorat des chiens permet de déceler avec précision la présence de produits stupéfiants.
Perquisition chez un particulier. L’odorat des chiens permet de déceler avec précision la présence de produits stupéfiants.
Perquisition chez un particulier. L’odorat des chiens permet de déceler avec précision la présence de produits stupéfiants.
L’unité cynophile participe à la recherche de drogues, en collaboration avec les autres services de police.
L’unité cynophile participe à la recherche de drogues, en collaboration avec les autres services de police.
Kit salivaire permettant de détecter immédiatement la présence de stupéfiants notamment chez un conducteur lors d’un accident de la circulation.
Kit salivaire permettant de détecter immédiatement la présence de stupéfiants notamment chez un conducteur lors d’un accident de la circulation.
Version ouverte d'un harnais dissimulant environ 10 kg de cocaïne.
Version ouverte d'un harnais dissimulant environ 10 kg de cocaïne.
 

Des saisies aux dealers

La brigade des stupéfiants possède trois grands pôles d’activité : la répression, la coordination, la prévention-formation.


La brigade a en charge la lutte contre le trafic de drogue sous toutes ses formes, qu’il soit local, régional ou international. Dans ce dernier cas, elle agit en coopération avec l’office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCTRIS) de la direction centrale de la police judiciaire. À Paris, avec la mise en place du plan de lutte contre le trafic de stupéfiants, les choses ont quelque peu évolué. Si les méthodes traditionnelles perdurent avec, notamment, le recours aux informateurs, les enquêtes peuvent aussi être lancées après un diagnostic de terrain sur la situation d’un quartier. «On fait aussi bien du petit que du très gros : mais les saisies restent toujours la cerise sur le gâteau » , résume Jean-Luc Saux.


La brigade des stupéfiants coordonne également l’action de l’ensemble des services de police parisiens et de petite couronne en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants, notamment à travers le plan stups . À ce titre, elle est le seul interlocuteur de l’OCTRIS pour l’agglomération parisienne. Elle tient le fichier des objectifs au niveau régional et assure un rôle de conseil et de soutien technique des autres services.


Enfin, elle assure de nombreuses missions de formation à destination de lycéens, d’étudiants, de salariés d’entreprises et de policiers (1 513 heures de formation en 2009). Ces policiers ont également répondu à toutes les demandes particulières et assuré l’expertise nécessaire chaque fois que la direction de la police judiciaire a été sollicitée en matière de lutte contre les stupéfiants.


Une diversité de missions pour ses 100 policiers, répartis au sein de la section enquête et coordination (qui assure, selon les termes du protocole de répartition des compétences entre directions, le suivi des affaires initiées par les douanes ou la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne) et des deux sections d’initiative, composées chacune de trois groupes opérationnels chargés de la lutte contre toutes les formes de trafics locaux ou internationaux. De plus, les investigations patrimoniales ont été généralisées avec le recours quasi-systématique aux groupes d’intervention régionaux lors des enquêtes.


L’OCTRIS
L’office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS), qui relève de la direction centrale de la police judiciaire, centralise tous les renseignements pouvant faciliter le travail des services chargés de lutter contre les trafics illicites de stupéfiants. Il coordonne sur le territoire national les enquêtes importantes, apporte son aide et assistance technique (surveillances) et sert de liaison entre les services de police français et étrangers collaborant sur une affaire. L’OCTRIS dispose aussi d’antennes extérieures implantées dans des zones présentant un intérêt stratégique (pays de production de la drogue – Colombie, Pays-Bas…- ou de transit – Venezuela, Brésil, Espagne…) et assurant un relais opérationnel avec les autorités répressives locales.

La brigade des stups en chiffres

En 2009, ont été relevés :  


  • 830  gardes à vues dont 639 pour trafic 566 personnes déférées devant la justice


Saisies :


  •  3,834 tonnes  de cannabis
  •  12 379  cachets de médicaments


Formation :
  •  14 141  personnes sensibilisées aux dangers de la drogue

Chaussure à double fond permettant de cacher de 200 à 400 g de toutes formes agglomérées de drogue (cocaïne, amphétamine…).
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Chaussure à double fond permettant de cacher de 200 à 400 g de toutes formes agglomérées de drogue (cocaïne, amphétamine…).
Chaussure à double fond permettant de cacher de 200 à 400 g de toutes formes agglomérées de drogue (cocaïne, amphétamine…).
Chaussure à double fond permettant de cacher de 200 à 400 g de toutes formes agglomérées de drogue (cocaïne, amphétamine…).
Conserve de lessive dont le double fond permet de faire passer environ 150 g de cocaïne ou d’héroïne.
Conserve de lessive dont le double fond permet de faire passer environ 150 g de cocaïne ou d’héroïne.
Version fermée d'un harnais porté par un voyageur contrôlé à l’aéroport de Roissy.
Version fermée d'un harnais porté par un voyageur contrôlé à l’aéroport de Roissy.
Version ouverte du harnais dissimulant environ 10 kg de cocaïne.
Version ouverte du harnais dissimulant environ 10 kg de cocaïne.
Conserve de 200g de cocaïne découverte dans un camion censé transporter des conserves de haricots blancs.
Conserve de 200g de cocaïne découverte dans un camion censé transporter des conserves de haricots blancs.
Radiographie d’un passeur d’Amérique du Sud ayant ingéré pour environ 1,8 kg de capsules de cocaïne.
Radiographie d’un passeur d’Amérique du Sud ayant ingéré pour environ 1,8 kg de capsules de cocaïne.