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Démarches  

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La brigade de protection des mineurs

Modifié le 20/11/2014

brigade protection mineur

Au sein de la direction régionale de la police judiciaire, la brigade de protection des mineurs est chargée de la répression des infractions à l’encontre des mineurs ainsi que de la prévention et la protection de l'enfance et de l'adolescence.

Organisation


Parmi les six brigades spécialisées poursuivant les infractions criminelles plus graves au sein de la police judiciaire, la brigade de protection des mineurs (BPM) se compose de deux sections :


  • les groupes d'enquêtes, chargés des affaires menées dans le milieu intrafamilial (incestes, excisions, enlèvements parentaux, maltraitances, etc.) ;
  •  les groupes opérationnels, traitant les affaires commises dans le milieu extrafamilial (agresseurs sexuels, traite des êtres humains, prostitution, etc.), ainsi qu'un groupe spécialisé dans la répression de la pédophilie et de la pédopornographie sur Internet.

Spécificité


Comme le précise Thierry Boulouque, commissaire divisionnaire, chef de la BPM : « Ce qui caractérise le travail de la BPM, c’est une extrême diversité de situations avec toujours des conséquences particulièrement destructrices. Les infractions de toutes natures traitées par la BPM sont particulièrement dévastatrices parce qu’elles s’inscrivent dans l’enfance et se passent également souvent au sein de la famille.


En intra familial tout particulièrement, les difficultés sont importantes parce que les éléments matériels sont rares et les techniques policières classiques inopérantes.


Ainsi, à titre d’exemple, en 2010, 40% des agressions sexuelles incestueuses commises sur des mineures de moins de 15 ans l’ont été par leur père. Et ces agressions mettent près de 10 ans à être signalées en raison des pressions familiales, du secret familial…» .

Affaires marquantes


La brigade est régulièrement à des sujets sensibles (incestes, mutilations sexuelles féminines, prostitution enfantine, tourisme sexuel, bébés secoués…) et a travaillé récemment sur plusieurs affaires marquantes telles que les « Hamidovic », l’Arche de Zoé, etc.

Quelques chiffres...


A noter qu'en 2012, les 85 effectifs qui composent la BPM ont eu à traiter 909 procédures. Parmi celles-ci, on dénombre 158 affaires de viols et 246 agressions sexuelles à l'encontre des mineurs (47 viols et 67 agressions sexuelles ont été commis dans le cadre familial) . Le temps entre l'infraction et sa dénonciation est parfois très long surtout dans le domaine intrafamilial. Pour les viols en 2012, la durée moyenne de dénonciation a été de 11 ans et 10 mois et de 7 ans et 7 mois pour les agressions sexuelles. En 2010, on comptabilisait 1659 enquêtes générales (signalements, soit transmis du Parquet, notes de juges des enfants, de mains courantes...) et 1795 disparitions, qui furent quasiment toutes élucidées. Enfin, 499 entretiens ont été réalisés par la psychologue du service auprès des victimes et de leurs familles.