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Sophie, LCPP

Modifié le 23/01/2015

Sophie

34 ans, ingénieure au laboratoire central de la préfecture de police ( LCPP ), en situation de handicap.

« Le handicap qui n’est pas visible n’est pas considéré »


Femme scientifique microscope

C’est dès l’âge de douze ans que la vocation de Sophie a émergé. Son attrait pour les sciences et l’exemple de son grand-père, ancien policier puis gendarme qui défilait le 14-Juillet, l’ont guidée vers la police scientifique à une époque où « Les Experts » télévisuels n’existaient pas encore. Avant sa sortie d’école d’ingénieur et son diplôme pas encore en poche, elle intègre le LCPP en 2004 en tant que technicienne en prévention incendie.


Quatre ans plus tard, elle devient ingénieure au sein du pôle environnement du LCPP travaillant d’abord sur la qualité de l’air puis, depuis octobre dernier, sur celle de l’eau. Sa section est amenée à faire des prélèvements des eaux de rejet des sites industriels, à les analyser et les interpréter selon les limites autorisées. Avec un autre ingénieur, elle encadre ainsi cinq techniciens et assure son rôle de responsable technique, supervisant les analyses, validant les résultats, rédigeant les rapports et développant le contact avec les clients.


Portrait ingénieur LCPP

Pourtant, même si la gestion du personnel et ses missions lui plaisent, la fatigue chronique liée à sa maladie neurologique déclarée il y a six ans est un élément important à gérer.« J'ai notamment du mal à me concentrer très longtemps »  , explique Sophie.


Avant de prendre ses nouvelles fonctions , elle a d’ailleurs souhaité expliquer clairement à sa hiérarchie les implications de sa maladie afin de s’assurer de son acceptation par tous et au sein même de sa propre équipe. « C'était important pour moi de bien définir les choses avant d'accepter le poste »  , précise-t-elle. Un point capital d’autant que son handicap n’est pas visible et que Sophie montre rarement ses faiblesses. « J'ai un tempérament à ne pas laisser transparaitre et à ne pas me plaindre »  , reconnait la jeune femme en souriant..


Portrait ingénieur LCPP

Heureusement, son aménagement d’horaire lui permet de souffler un peu mais si son environnement professionnel le prend en compte, l’acceptation n’est pas toujours la même dans la vie quotidienne. Sa carte de priorité d’accès aux places assises dans les transports se trouve d’ailleurs parfois confrontée au refus de certains voyageurs. « Ca passe mal quand ça ne se voit pas. C'est pire qu'un handicap qui se distinguerait clairement : il serait plus considéré »  .


Sophie remarque avoir peiné à trouver des informations lorsque « ça (lui) est tombé dessus »  et qu’elle a appris sa maladie. « On ne sait pas ce à quoi on a droit et il faut se battre pour aller chercher les informations, ce qui est fatigant»  , avoue-t-elle. L’idée d’une fiche pratique sur le sujet lui semble alors utile de même que d’autres outils concrets pour elle et pour d’autres car, comme elle le sait de sa propre expérience : « Ça peut arriver du jour au lendemain»   .