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Thomas, DOSTL

Modifié le 23/01/2015

Thomas

30 ans, jardinier à la direction opérationnelle des services techniques et logistiques ( DOSTL ), en situation de handicap.

« J’aimerais que les gens se souviennent de moi pour mon travail et non pour mon handicap»


Homme vert administratif jardinier

Dans son travail, on l’appelle souvent Nicolas, en référence à son métier de jardinier. Pourtant, c’est bien Thomas qui est en charge « des espaces verts » au sein de la DOSTL. Depuis près d’un an, il se consacre à l’aménagement des terrasses et au jardinage dans le cadre de l’amélioration de l’environnement professionnel de sa direction . Un poste qu’il a façonné, oscillant entre inspection des terrasses, travail de la terre, arrosage mais aussi choix des plantations selon l’environnement extérieur ou intérieur.


Sa passion pour l’horticulture l’a conduit à un BEP de production florale réussi malgré une main droite faible et une déficience visuelle. « A 10 ans, mes handicaps m’ont empêché de faire mes lacets, j’ai opté pour des santiags ! A 18 ans, mes handicaps m’ont empêché de passer mon permis de conduire, aujourd’hui, j’y pense au conditionnel » , reconnait-il. Sa forte volonté le mène à la préfecture de police  au bureau traitant des mesures d’éloignement puis, en détachement, à la préfecture d’Orléans dont il est originaire, pour gérer l’accueil des étrangers demandeurs d’asile. L’horticulture refait surface professionnellement en 2013, à la DOSTL.


semain handicap portrait

S’il n’hésite pas à faire appel aux manutentionnaires en cas de déplacement d’une plante de taille conséquente (« je ne demande de l’aide que pour quelque chose de spécifique !» ), c’est seul qu’il conçoit les projets d’aménagement et les soumet pour financement. « Ce que je souhaite c’est que les gens se souviennent de moi pour mon travail et non pour mon handicap » , avoue-t-il en mettant un point d’honneur à tenter d’« être le meilleur »  dans son travail.


Son handicap survenu dans la petite enfance suite à un accident ménager, il le vit au quotidien de façon autonome, ayant notamment aménagé seul son appartement, mais aussi de façon très active. Equitation depuis l’âge de 6 ans («  une des premières victoires face au handicap » ), natation (« on m’avait dit un jour que je ne pourrais jamais nager et aujourd’hui j’ai mon brevet de 1000 mètres » ), escalade, rafting, tir à la sarbacane (« pour travailler la concentration » ), Thomas a multiplié les sports, les défis , bref « le type d’activités qui (lui) ont permis de surpasser le handicap » .


Toujours doté d’un trait d’humour, il aime désormais encadrer un groupe de jeunes durant son temps libre, un loisir où, dit-il, son handicap n’est une gêne pour personne. L’avenir, il y pense avec de nombreux projets en ligne de mire dont le permis de conduire et peut-être aussi l’intégration d’une entreprise adaptée dans le Loiret où il réside,  parmi d’autres travailleurs handicapés, car il le reconnaît : « plus le temps passe, plus mon handicap me gène ». Même s’il ne souhaite pas mettre son handicap en avant, il aime ouvrir le dialogue et tenter de faire évoluer le regard sur les personnes en situation de handicap. Lors de ses études, il a même participé activement, en tant qu’acteur et scénariste, à un court-métrage sur le handicap à l’école, qui remporta le prix du public lors d’un festival. Et aujourd’hui encore, son envie reste intacte : « Il faut changer l’image des personnes handicapées au sein de la société en général » .