Michael, DRPP

Modifié le 23/01/2015

Michael

45 ans, adjoint administratif à la direction du renseignement de la préfecture de police ( DRPP ), en situation de handicap.

« Porter un regard plus objectif sur le handicap »


Homme administratif dossier

Il le dit lui-même : « Avant la préfecture de police, j'ai eu un parcours chaotique »  . Son BAC comptabilité en poche, Michael conjugue plusieurs expériences en tant que travailleur handicapé dans le privé, cumulant également les formations. « Des refus j'en ai eus, mais même si des efforts restent à faire, un gros travail me semble avoir été réalisé depuis, pour l'intégration des travailleurs handicapés »  .


En 2006, son petit frère alors gardien de la paix à la préfecture de police lui parle d'un recrutement en cours. Michael postule et rejoint la direction de l'ordre public et de la circulation où, adjoint administratif, il intègrera plusieurs unités  avant de découvrir la DRPP il y a quatre ans.


Comme il le souligne : « La richesse de la fonction publique est d'offrir cette possibilité de mobilité pour diversifier notre travail et étoffer notre cursus »  . Depuis 2013, il travaille au service courrier de l’état-major de la DRPP et se charge, en binôme, du traitement des documents reçus - tels que les notes ou enquêtes - pour les attribuer aux différentes sections.


Portrait administratif

« A la DRPP, on m'a donné des tâches comme tout un chacun » , précise Michael, « j'y ai trouvé une humanité et un vrai sens du relationnel » . Son handicap, une hémiplégie du côté droit due à un accident néonatal, ne semble pas perturber l'équilibre professionnel qu'il a réussi à trouver au sein de son équipe. Ses crises récurrentes d'épilepsie durant toute son adolescence ne sont plus qu'un lointain souvenir, ce qui lui permet d'ailleurs aujourd'hui de vivre un quotidien bien rythmé, ponctué par des trajets jusqu'à l'Oise où il habite.


C'est là-bas qu'il assouvit sa passion depuis l'âge de 17 ans : la course à pied. « Elle fut pour moi une échappatoire et cela m'a apporté un certain dynamisme et de la motivation » . Plusieurs fois par semaine, il court dans « cette belle région propice à la foulée »  , comme il l'appelle, participant à des compétitions locales. Il espère maintenant pouvoir s'y adonner en handisport, bien que sa priorité reste sa santé et qu'il y veille régulièrement. Entre ses loisirs et son environnement de travail, Michael semble épanoui : « Ce que j'aime, c'est avoir un poste à part entière, et ici, on vous met dans de bonnes conditions de travail »  .