Claudia, DSPAP 92

Modifié le 23/01/2015

Claudia

49 ans, adjoint administratif dans un bureau de police des Hauts-de-Seine ( DSPAP  - DTSP 92), en situation de handicap.

« Depuis que j’ai mon chien, j'ai accepté ma maladie »


Femme administratif fichier

A peine quelques semaines que Claudia officie au sein d'une équipe de 11 personnes dans un bureau de police des Hauts-de-Seine. Entrée dans la fonction publique par le Ministère de la Justice il y a plus de dix ans, elle intègre ensuite le Ministère de l'Intérieur et la préfecture de police via le commissariat du 13e puis un commissariat des Hauts-de-Seine. Désormais, elle est en charge des dossiers d'amende RATP-SNCF sur le large territoire de Boulogne, Vanves et d'Antony. Qu'il s'agisse de fraudes, de procès-verbaux ou d'usurpations d'identité, elle instruit les nombreuses demandes liées au réseau ferroviaire. Un poste qui l'intéresse profondément et qu'elle découvre avec beaucoup d'entrain.


Si son arrivée est récente, son bureau individuel est pourtant déjà bien rempli : du matériel sur son écran et autour, ainsi qu’un tapis à ses pieds occupé par sa chienne Dolly. Claudia le reconnait, elle a de la chance de voir son poste de travail bien équipé.  « Certains services n'anticipent pas l'arrivée d'un agent en situation de handicap » , remarque-t-elle. Déclarée il y a vingt ans, sa maladie génétique engendre un rétrécissement progressif du champ visuel. Comme elle le résume très simplement : « Je suis entre malvoyance et cécité » .


Sur son bureau, outre un téléphone à grosses touches, elle utilise une machine qui lit à haute voix les documents, un logiciel agrandisseur avec synthèse vocale permettant de lire les mails et documents électroniques ainsi qu'un téléagrandisseur dont la caméra augmente la taille des documents. Si son clavier reste pour le moment classique, elle sait qu'un système permet de taper en braille et retraduire ensuite. Mais « je n'ai pas encore fini d'apprendre le braille » , souligne Claudia.


Portrait administratif poste adapté

Très bien accueillie également au sein du commissariat, Dolly accompagne Claudia. L'école de chiens guides a permis de concrétiser sa demande, il y a deux ans, après plusieurs essais non concluants avec d'autres chiens. « Ce n'est pas vous qui choisissez le chien mais les éducateurs qui travaillent avec eux » .


La taille, la démarche et le caractère de la personne doivent s'associer à celles du chien pour que le binôme fonctionne. Et il fonctionne ! « Mon caractère a beaucoup changé »  , explique Claudia, « depuis que j'ai Dolly, j'ai accepté ma maladie » .


Comme elle l'explique, lors des marches, « les chiens sont vraiment dans leur travail »  et son labrador lui permet de faire tant des trajets du quotidien que des choses plus rares qu'elle n'osait même plus envisager, telles que prendre le train pour rejoindre ses petites-filles. Aujourd'hui, Claudia appréhende son nouveau poste avec envie et une certaine quiétude, au vu des aménagements mis en place.  De quoi lui permettre de travailler en toute sérénité.