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Musée Grévin, histoire d'un crime

Modifié le 29/09/2015

L’intégralité de L’histoire d’un crime, feuilleton en sept tableaux.

Portrait Alfred Grévin - Copyright Archives Grévin

Portrait Alfred Grévin - Copyright Archives Grévin

« On a très souvent comparé le Musée Grévin à un journal plastique. Dans un journal, un des éléments de succès que l’on recherche le plus activement, c’est le roman-feuilleton. Le Musée Grévin a, lui aussi, son feuilleton, plus émouvant, plus saisissant, plus dramatique dans sa réalité vivante que n’importe quel roman écrit ; et ce feuilleton, c’est L’HISTOIRE D’UN CRIME. C’est en effet l’histoire entière d’un crime que l’on a représentée, séparée comme au théâtre en sept tableaux distincts les sept péripéties les plus importantes du drame.  » Extrait du catalogue du Musée Grévin

1er  tableau – LE MEURTRE

LE MEURTRE


Nous sommes à l’intérieur de la caisse d’une maison de banque. C’est la nuit. Le garçon de recettes qui y couche, suivant l’usage, a été surpris pendant son sommeil par l’assassin qui l’a frappé au cœur d’un épouvantable coup de surin. Le meurtrier a fracturé le coffre-fort, et s’empare en hâte des valeurs et des billets de banque qu’il contient, tandis qu’il tourne la tête pour regarder si sa VICTIME ne bouge plus.


2e  tableau – L’ARRESTATION

L’ARRESTATION

L’assassin, vêtu d’habits neufs, est allé passé sa soirée dans un mauvais lieu du boulevard extérieur.

C’est là que la police de sûreté met la main sur lui. Deux agents en bourgeois le terrassent malgré ses efforts, et le ligotent sur un signe de M MACE, chef de la police de sûreté qui, du fond de la salle, avec son habileté ordinaire, dirige et surveille l’arrestation.


3e  tableau – LA CONFRONTATION

LA CONFRONTATION

Voici la morgue, exactement copiée, avec ses dalles humides et sa sinistre collection de haillons sanglants. Le cadavre du malheureux garçon de banque est étendu sur les dalles. En présence du juge d’instruction et des magistrats, on introduit l’accusé, qui frissonne et blêmit en face de sa victime. Désormais la preuve est faite, et son attitude devant ce terrible spectacle réduit à néant ses protestations d’innocence.


4e  tableau – LA COUR D’ASSISES

LA COUR D’ASSISES

C’est la cour d’assises. L’instant est solennel. L’assassin est à la place des accusés, entre deux gendarmes, tandis qu’au banc de la défense, M. LACHAUD, son avocat, va alors tenter, grâce à sa merveilleuse éloquence, de sauver la tête du coupable.


5e  tableau – LA CELLULE DU CONDAMNE

LA CELLULE DU CONDAMNE

Rien n’y a fait. Le jury s’est prononcé et le misérable a été condamné. Nous le voyons, à la Roquette, dans la cellule des condamnés à mort, en train de jouer aux cartes avec un MOUTON, destiné à essayer de lui arracher, s’il en a, le nom de ses complices.


6e  tableau – LA TOILETTE

LA TOILETTE

C’est la fin. Dans le couloir de la Roquette, le bourreau, M. DEIBLER, procède à la toilette du condamné. Regardez sa tête et comparez-là ce qu’il était au moment de son crime : vous la verrez blême de toutes les terreurs d’une agonie effroyable. Le vénérable abbé CROZES parle du ciel au malheureux qu’il essaie de réconcilier avec Dieu.


7e  tableau – L’EXECUTION

L’EXECUTION

Le condamné pénètre dans la cour de la Roquette. La porte de la prison s’ouvre et laisse voir la guillotine, dont le couperet étincelle sous le petit jour qui commence à poindre. Le misérable, soutenu par un agent de la sûreté se dirige vers l’échafaud, dont le digne abbé Crozes qui l’accompagne lui cache la vue en continuant à lui parler de l’autre vie. Une seconde plus tard il aura expié son forfait, et payé son tribut à la justice des hommes.


La description des différentes scènes est suivie, dans le catalogue, par ce commentaire montrant la fierté de ceux qui ont mis au point cet ensemble de sept tableaux qu’ils voulaient à la fois édifiants, instructifs et sinistres :

« Toute cette partie du Musée a été, le visiteur s’en apercevra sans peine, traitée avec le plus grand soin et avec la plus grande conscience des détails. C’est du réalisme exact et rigoureusement observé ! Tous les décors, tous les accessoires ont été scrupuleusement copiés d’après les originaux, et les habits des principaux acteurs sont ceux des personnages eux-mêmes qui les ont gracieusement mis à disposition du Musée. L’Histoire d’un crime est quand à la sculpture, au moulage et à la composition, l’œuvre du statuaire Ludovic Durand à laquelle elle fait le plus grand honneur ».

Catalogue1 Catalogue2