×

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus sur les cookies .

Démarches  

Fermetures exceptionnelles :

Le bureau des permis de conduire  sera fermé au public le lundi 20 novembre 2017 .

En raison de travaux, la préfourrière Charléty  (Paris 13e) sera fermée du 9 au 22 novembre 08h00.  Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.

Découvrez l'histoire du service des fourrières de Paris

Modifié le 06/10/2016

Découvrez l'histoire du service des fourrières de Paris

Au début du XIXe siècle, le 26 février 1839, le préfet de police décide par arrêté que c'est sous son autorité que seront remis à la fourrière, désormais exclusivement destinée à cette activité, tous les animaux, voitures et autres objets saisis ou abandonnés sur la voie publique dans son ressort territorial.

fourrieres

Il est dit de plus que les animaux et objets périssables ne pourront céans demeurer plus de 8 jours, et que six mois sont la limite de garde des non périssables. A l'issue, il sera procédé à la dispersion des bêtes et objets. Un inspecteur-contrôleur est nommé chef du service à qui est adjoint un gardien chargé contre dédommagement d'acheter la nourriture des bêtes et de rétribuer un palefrenier pour les panser.

L'étymologie de la fourrière s'éclaire alors : le mot vient du latin fordrum, qui a donné fuarre ou fouarre ou feurre qui signifie paille, fourrage. De fouerre, on a fait fourrie qui se disait pour une étable ou stabulum. Fourrie est devenu fourrière qui est la saisie des bestiaux pris en délit d'errance sur des terres où ils ont causé des dégâts et qu'on met, par fourre de séquestre, en garde dans l'étable où ils sont retenus aux dépens de leur maître pour obliger ce dernier à payer les dommages.

Il s'agit donc d'une forme de contrainte par corps toujours d'actualité. Cette procédure pouvait s'effectuer sans recours à l'autorité de police par le plaignant ou ses gens pour "mettre les bestiaux en fourrière".

Faute de dédommagement sous huitaine, il pouvait être procédé à la vente des bêtes.
Il est intéressant de noter ici les abus qui ont pu découler de cet état de fait sachant que, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, les possesseurs de terres et les éleveurs d'animaux n'étaient généralement pas du même rang, les premiers cités pouvant s'approprier aisément les bêtes des seconds incapables de les dédommager.

Dans Paris, cependant, la prise de contrôle de la fourrière par le préfet de police trouve ses origines dans la sauvegarde de l'ordre public.

Au début du XVIIe siècle, en effet, Nicolas Sauvage a été autorisé à faire commerce du transport de voyageur ; son activité donnera naissance au service des fiacres. Les conditions pratiques du métier de cocher entraîneront des abus tels, tant sur la clientèle que sur la voie publique, que des mesures sévères vont être prises, dont la plus célèbre, en 1699, interdit, sous peine de fourrière, aux équipages de nourrir leurs chevaux dans la rue. De nombreux animaux et attelages sont donc depuis cette date remis au gardien de la fourrière. Bien évidemment l'accroissement des transports hippomobiles à la fin du XIXe siècle entraînera l’augmentation du nombre des remises à la fourrière.

A partir de 1842, une nouvelle période s’ouvre lorsque la fourrière commence à accueillir les chiens, 6 rue du petit banquier.

Elle connaîtra son heure de gloire à la fin du siècle quand elle sera associée au succès de l'éradication de la rage popularisée par Pasteur. Mais elle fait ensuite, l'alerte passée, l'objet d'une intense campagne de presse de la part des amis des animaux qui lui reprochent ses méthodes expéditives et cruelles de capture et d'abattage des chiens. Ces derniers seront pris en charge définitivement par la société protectrice des animaux le 1er janvier 1942. A l'aube du XXe siècle, sur les 15 à 20 000 chiens capturés chaque année, 3 500 seulement sont réclamés.

Après les bicyclettes, la fourrière a commencé dès le début du siècle à réceptionner les premières voitures abandonnées.

Aujourd’hui, les parcs des dix préfourrières et fourrières sont toujours principalement constitués d’automobiles. Mais l'objectif de la fourrière a évolué. Il est aujourd'hui moins d'enlever les voitures abandonnées que de retirer celles gênant la circulation parisienne et qui sont au nombre d'environ 250 000 véhicules par an.