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Zoom sur l’accompagnement psychologique des victimes

Vous êtes victime, témoin, proche ou responsable d’une victime agression.

En plus des aspects matériels, pensez à prendre en compte les conséquences psychologiques

Sachez qu’il existe des psychologues présents au sein de certains commissariats, auprès de qui vous pouvez bénéficier d’un soutien psychologique.


Le soutien psychologique en commissariat

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• Avec ou sans dépôt de plainte, toute personne concernée par une infraction pénale peut solliciter le psychologue du commissariat.
• Les psychologues en commissariat proposent un soutien à court et moyen-terme. Cette prise en charge est gratuite.
• L’intervention du psychologue est distincte de la procédure judiciaire (plainte).


Ce dispositif existe à Paris (intra-muros) et dans les départements de la petite couronne.


Pourquoi bénéficier d’un soutien psychologique ?

Au moment de l’événement potentiellement traumatique, différents symptômes peuvent apparaître :

  • Tétanie, sidération, incapacité à fuir ;
  • Actions automatiques ;
  • Panique ;
  • Crises de larmes ;
  • Tremblements ;

Ces réactions sont normales et sont liées à un état de choc.

Après cet événement, l’on peut ressentir un mal-être, avec par exemple :

  • Des troubles du sommeil ou de l’appétit ;
  • Des pensées envahissantes en lien avec l’événement (flash-back, pensées incessantes…) ;
  • Des modifications d’habitude ou de comportement (réactions de sursauts, accès de colère, impulsivité, irritabilité, une consommation inhabituelle d’alcool et/ou de médicaments…) ;
  • Des symptômes dépressifs (des pensées négatives, de la tristesse, pensées suicidaires…)
  • Une incapacité à vous concentrer, des problèmes de mémoire ;
  • Face à certaines choses, sujets, personnes, lieux vous vous retrouvez dans un état d’angoisse, de peur, comme si vous étiez à nouveau face à votre agresseur ;
  • Des symptômes psychosomatiques comme de la fatigue, des douleurs…

C’est une réaction est normale et adaptée lors d’un évènement brutal et violent.
Le corps et l’esprit ont du mal à assimiler ce qu’il s’est passé et se retrouvent donc dans une sorte de chaos, que vous vivez au quotidien.

Que faire ?

Si les symptômes présentent un caractère urgent ou dangereux (pour soi ou pour autrui) adressez-vous aux services d’urgences en contactant le 18 ou le 17, ou en vous rendant directement aux urgences hospitalières.

Par la suite, plusieurs cas de figures peuvent se présenter à vous :



Vous êtes victime
Vous ressentez le besoin de parler de ce qu’il vous est arrivé ?
N’HÉSITEZ PAS, et contactez un psychologue en commissariat afin d’obtenir un soutien psychologique.


o   Vous êtes témoin
Vous ne vous sentez pas bien depuis l’événement ? C’est tout à fait fréquent et normal. Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas la victime directe que vous ne pouvez pas être vous aussi impacté par la situation.
N’HÉSITEZ PAS, et contactez un psychologue en commissariat  afin d’obtenir un soutien psychologique.


Vous êtes un proche, un collègue ou le responsable d’un ou plusieurs collaborateurs victimes
– Vous pouvez l’accompagner dans une démarche d’aide, parfois difficile à faire seul, en lui indiquant qu’il peut bénéficier d’un soutien psychologique en commissariat.
– Si vous êtes responsable, vous pouvez proposer à votre collaborateur d’échanger sur ce qu’il s’est passé et expliquer les services qu’il peut obtenir en commissariat.

Comment contacter un psychologue en commissariat ?

Vous pouvez contacter directement le psychologue par téléphone pour une prise de rendez-vous. Il vous recevra au sein du commissariat.

Cliquez ici pour retrouver les Coordonnées des psychologues en commissariat

=> Veuillez, en cas d’annulation, en informer le psychologue.

Comment vous comporter face à une victime : quelques conseils

Que puis-je faire ?

  • Écouter et rassurer la personne : il est important de lui accorder du temps ;
  • L’encourager à ne pas rester seule. Vous pouvez contacter les proches de la victime avec son accord ;
  • Lui conseiller d’aller voir un spécialiste dans la prise en charge de ces situations (psychologue ou psychiatre) : celui-ci pourra lui expliquer les symptômes et leurs évolutions, mais également l’aider à dire ce qu’elle ressent. Un accompagnement psychologique permettra à la personne de rebondir plus vite ;
  • Contrairement à ce que l’on peut en penser, consulter un psychologue n’est pas le signe d’une faiblesse et ne doit pas être ressenti comme une honte.
  • Parfois les troubles peuvent apparaître longtemps après l’agression. Si vous observez un changement de comportement chez votre employé, n’hésitez pas à lui communiquer à nouveau les coordonnées des professionnels spécialisés ;
  • Ne pas forcer mais encourager à reprendre une activité professionnelle. Cela permet de rompre l’isolement et d’éviter à la personne de ne penser qu’à l’événement traumatisant ;
  • Si nécessaire lui proposer un aménagement d’horaires/de poste ou bien lui conseiller de voir le médecin du travail qui pourra faire des préconisations adaptées ;
  • Inciter la victime à déposer plainte ;
  • Ne pas oublier les personnes qui ont été témoins des faits.

Ce qu’il ne faut pas faire :

  • Ne pas banaliser l’évènement, qui n’est jamais anodin ;
  • Ne pas lui dire : « n’y pense plus », « c’est du passé », « c’est pas si grave » ;
  • Ne jamais laisser la victime isolée.

Cliquez ici pour trouver toutes les Coordonnées des Psychologues en Commissariat


Posté le 24/07/2019