La brigade de recherche et d'intervention

Modifié le 23/06/2015

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La brigade de recherche et d'intervention est le seul service qui allie missions de police judiciaire (surveillance, identification, filature et collecte de preuves) et missions d’intervention en situation de crise. Découvrez les missions et quelques-unes des affaires marquantes de ce service prestigieux.



Historique

Constatant une augmentation des vols à main armée en région parisienne au début des années 60, la préfecture de police crée, le 22 septembre 1964, la Section de Recherche et d’Intervention. Sa mission, novatrice pour l’époque: enquêter en amont sur les braqueurs présumés afin de les interpeller au moment des faits, au lieu de procéder à des enquêtes après-coup. Le service prend le nom de Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) en 1967.


En 1972, au lendemain de la prise d’otages sanglante des Jeux Olympiques de Munich, les autorités françaises constatent qu’il n’existe aucun groupe d’intervention formé pour ce type d’intervention d’urgence. La préfecture de police créée alors la Brigade Anti-Commando qui regroupe en cas de crise, autour de policiers de la BRI, des unités d’autres services parisiens.


La BRI, plus connue sous le nom d’ «antigang», est l’une des brigades centrales de la direction de la police judiciaire parisienne. Pionnière, elle s’est forgée, au fil des affaires, des compétences et un savoir-faire qui inspirent la création du Raid en 1985, sous l’égide de certains de ses anciens membres. Aujourd’hui encore, elle mène de front lutte contre le grand banditisme et interventions en situation de crise.


«… au lieu de partir du crime pour aller au criminel, on partait du criminel pour aller au crime avec en filigrane l’idée de prévention…» François Le Mouël, premier chef de la BRI.

 
BRI 50 ans par prefecturedepolice

Missions

La BRI est le seul service qui allie missions de police judiciaire (surveillance, identification, filature et collecte de preuves) et missions d’intervention en situation de crise.


Ses compétences variées font son originalité :


  • Détecter les malfaiteurs susceptibles de se livrer à des actes de banditisme organisé, les surveiller et les interpeller en flagrant délit. Les enquêteurs de la BRI sont ainsi prêts à engager un affrontement armé avec des individus extrêmement dangereux.
  • Recueillir tous les renseignements concernant le crime organisé et ses membres : la BRI possède l’une des documentations les plus complètes sur le grand banditisme passé et actuel, qui sert de base à toutes ses enquêtes.
  • Assister d’autres services de police rencontrant des obstacles majeurs dans leurs enquêtes : réalisation de surveillances et d’interpellations délicates au domicile de malfaiteurs dangereux, assistance à la brigade criminelle lors d’enlèvements avec demande de rançon, etc.
  • Intervenir lors de crises aiguës nécessitant la mise en oeuvre de techniques et de moyens particuliers (prise d’otage, retranchement de malfaiteurs ou de forcenés, mutineries de détenus, etc.). Avant d’envisager le recours par la force, le rôle de la négociation est crucial.

Les membres de ses groupes opérationnels, aguerris aux filatures, surveillances et interpellations, ont la capacité d’intégrer l’un des cinq groupes de spécialistes : négociation, effraction, varappe, tir de haute précision et intervention en milieu nucléaire, radiologique, bactériologique ou chimique.
La BRI dans sa formation anti-commando est l’unité parisienne de contre-terrorisme. À ce titre, ses personnels se forment en continu à des interventions du haut du spectre, mettant en œuvre un niveau particulièrement élevé de compétences tant d’un point de vue technique (emploi de drone, mise en place d’une bulle tactique..) qu’humain (exercices majeurs, formation continue).
50 policiers composent la BRI. 70 policiers officient à la brigade anti-commando.
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50 policiers composent la BRI. 70 policiers officient à la brigade anti-commando.
50 policiers composent la BRI. 70 policiers officient à la brigade anti-commando.
50 policiers composent la BRI. 70 policiers officient à la brigade anti-commando.
Comme la BRI, l’équipe cynophile intègre la brigade anti-commando lorsque celle-ci est activée en cas de crise aiguë.
Comme la BRI, l’équipe cynophile intègre la brigade anti-commando lorsque celle-ci est activée en cas de crise aiguë.
La BRI effectue des entraînements sur des lieux spécifiques pour se familiariser avec des environnements présentant des particularités techniques
La BRI effectue des entraînements sur des lieux spécifiques pour se familiariser avec des environnements présentant des particularités techniques
La brigade de recherche et d’intervention (BRI) recherche des renseignements, surveille et interpelle en flagrant délit les individus se livrant à des actes de grand banditisme.
La BRI recherche des renseignements, surveille et interpelle en flagrant délit les individus se livrant à des actes de grand banditisme.
Les policiers de la BRI sont aguerris aux techniques de filatures, surveillances et interpellations.
Les policiers de la BRI sont aguerris aux techniques de filatures, surveillances et interpellations.
Négociation, effraction, varappe, intervention en milieu nucléaire, radiologique, bactériologique ou chimique et tir de haute précision.
Négociation, effraction, varappe, intervention en milieu nucléaire, radiologique, bactériologique ou chimique et tir de haute précision.
Pour intégrer la BRI, les candidats doivent se soumettre à un véritable parcours du combattant. 4 ou 5 candidats sur 100 sont retenus, pour une durée de trois ans.
Pour intégrer la BRI, les candidats doivent se soumettre à un véritable parcours du combattant, pour une durée de trois ans.
Rejoignant la BRI et l’équipe cynophile lors de la mise en place de la brigade anti-commando
Rejoignant la BRI et l’équipe cynophile lors de la mise en place de la brigade anti-commando
Véritable PC mobile avancé, le camion blindé de la BRI permet d’entreposer en permanence du matériel lourd.
Véritable PC mobile avancé, le camion blindé de la BRI permet d’entreposer en permanence du matériel lourd.
 

Affaires marquantes


  • Août 1977 . Après quatre mois de « planque », la BRI libère le banquier parisien Bernard Mallet, enlevé dans le bois de Boulogne et enfermé dans la soute à charbon d’un pavillon du Plessis Robinson (92).
  • 24 septembre 1981 . Quatre terroristes armés prennent en otage 51 personnes dans les locaux du consulat de Turquie. A l’issue de 15 heures de dialogue intense avec le chef du commando, celui-ci accepte de se rendre. Les otages révèlent alors que toutes les issues du consulat étaient truffées de charges explosives.
  • Nuit du 13 au 14 décembre 2004 . Deux explosions visant le centre France Télécom et EDF de Melun entraînent une coupure d’électricité et de téléphone, privant notamment de communication le centre fort d’un transporteur de fonds. Dès le lendemain, quatre hommes suspectés par la BRI sont interpellés à leur domicile. L’opération permet de découvrir armes de guerre, explosifs et plusieurs voitures volées.
  • Du 7 au 9 janvier 2015 . Après le massacre au sein de la rédaction de Charlie Hebdo qui fera 12 morts et l’assassinat d’une policière municipale à Montrouge (92), trois terroristes prendront la fuite. Deux d’entre eux seront neutralisés à Dammartin-en-Goële (77) par le GIGN. La BRI pour la première fois en formation FIPN (Forces d’intervention de la police nationale) avec le RAID, neutralisera le dernier djihadiste qui venait de tuer quatre otages dans une épicerie casher Porte de Vincennes.


Ministère de l’Intérieur - DICOM - J. GROISARD
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Ministère de l’Intérieur - DICOM - J. GROISARD
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Ministère de l'Intérieur - DICOM - Aurore LEJEUNE
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La BRI sur le terrain
La BRI sur le terrain
Ministère de l'Intérieur - DICOM - Aurore LEJEUNE
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Ministère de l'Intérieur - DICOM - J. GROISARD
Ministère de l'Intérieur - DICOM - J. GROISARD
La BRI sur le terrain
La BRI sur le terrain
La BRI sur le terrain
La BRI sur le terrain
 

Recrutement

Intégrer ce service prestigieux implique un véritable parcours du combattant :


  • examen du dossier : 20 dossiers retenus sur 100
  • trois jours d’épreuves : tests physiques, psychiques, parcours de stress et tir • examen médical et entretien avec un psychologue
  • les 10 postulants sélectionnés doivent enfin effectuer un stage d’immersion totale de trois semaines pendant lequel ils sont intégrés à tous les groupes opérationnels. Ils participent aux missions de lutte contre le banditisme, aux entraînements et assistent en observateur aux interventions. Les aptitudes à intégrer un groupe de spécialistes au sein de la brigade anti-commando sont aussi envisagées. Au total, 4 ou 5 candidats sur 100 sont retenus, pour une durée de trois ans.

Formation et entraînements

Afin d’élaborer des entraînements et des exercices réguliers, les différentes interventions sont minutieusement débriefées par le groupe «formation». La BRI effectue également des entraînements sur des lieux spécifiques afin de se familiariser avec des environnements qui présentent des particularités techniques : transports en commun, lieux emblématiques de la capitale comme la Tour Eiffel, etc.


La BRI effectue des entraînements sur des lieux spécifiques pour se familiariser avec des environnements présentant des particularités techniques

La BRI effectue des entraînements sur des lieux spécifiques pour se familiariser avec des environnements présentant des particularités techniques

Moyens

Effectifs : 50 policiers pour la BRI / 70 policiers pour la brigade anti- commando.

Equipement emblématique

Véritable PC mobile avancé, le camion blindé de la BRI permet d’entreposer en permanence du matériel lourd.

Véritable PC mobile avancé, le camion blindé de la BRI permet d’entreposer en permanence du matériel lourd.

 


Le camion blindé de la BRI, véritable PC mobile avancé, permet également d’entreposer en permanence du matériel lourd, d’accueillir et de transporter un groupe d’assaut pour le déposer en toute sécurité au plus près de l’action.