Les relations police – population : Le suivi d’une affaire - les résultats de l’enquête et le déferrement (Episode 3/3) :
Souvenez-vous. Dans l’ épisode 1 et l’ épisode 2, nous avons suivi cinq victimes d’infractions régulièrement traitées par les services de police de l’agglomération parisienne : Françoise, qui s’est fait voler son téléphone portable dans sa voiture ; Simon, dont le compte bancaire a été débité à son insu suite à l’utilisation frauduleuse de ses coordonnées bancaires ; Rachid, agressé et dépouillé de ses biens dans le métro ; Pascal, dont le domicile a été visité par des cambrioleurs ; et enfin, Fatima qui a subi une arnaque au Distributeur Automatique de Billets. Après l’enregistrement de la plainte et les premiers actes d’enquête, nous voici arrivés à l’ultime étape : la conclusion des affaires.
La fin de l’enquête peut emprunter deux voies. L’auteur des faits peut être identifié, localisé, interpellé puis placé en garde à vue avant d’être mis à la disposition de la justice. Mais malgré tout le travail déployé par les policiers, l’issue n’est pas toujours aussi positive et l’affaire peut se solder en « vaines recherches ». Les conclusions sont alors transmises au parquet, qui peut classer l’affaire mais peut tout aussi bien rouvrir l’enquête en cas d’éléments nouveaux.
C’est malheureusement cette deuxième issue qu’a connu Françoise. Face au manque d’éléments permettant l’identification de son agresseur, le policier enquêtant sur le vol dont elle a été victime a émis un avis de vaines recherches. Le parquet a confirmé le classement sans suites de l’affaire, et Françoise en a été avisée.
Dans le cas de Simon, l’enquête a permis d’identifier les coordonnées informatiques des auteurs des faits. Après avoir requis les opérateurs Internet, le policier est même capable de localiser l’endroit où les malfaiteurs ont effectué les transactions. Il s’agit malheureusement d’une ville située en Chine, ce qui laisse peu de chances de pouvoir les sanctionner : les procédures d’extradition d’un Etat à un autre sont très lourdes et employées uniquement pour les affaires les plus graves. Ici aussi, l’enquêteur a été contraint d’émettre un avis de vaines recherches au Parquet, qui a décidé de classer l’affaire.
La procédure engagée par Fatima a connu un dénouement plus heureux. Souvenons-nous : à la fin du deuxième épisode, les policiers avaient décidé de « planquer » devant la banque. Après avoir passé plusieurs nuits de surveillances infructueuses, ils ont repéré l’individu identifié sur les images de la caméra de vidéosurveillance qu’ils ont exploité. Les enquêteurs ont pu l’interpeller en flagrant délit, alors même qu’il s’apprêtait à installer son dispositif frauduleux sur le distributeur. L’individu a été conduit au service d’investigation de proximité et placé en garde à vue. Il a avoué plus d’une trentaine d’escroqueries et été déféré au Parquet.
Dans l’affaire où Rachid a été victime, l’enquêteur a récupéré les données des caméras de la RATP et a pu en extraire des images des agresseurs. Bien que non identifiés formellement, ces individus sont bien connus des services de police pour leur mode opératoire : ils ont été reconnus dans une vingtaine d’affaires similaires. La procédure initiée par la plainte de Rachid a donc été transmise au service d’investigation transversale, spécialisé dans la résolution des « délits en série ».
Enfin, Pascal, fort surpris d’être convoqué au commissariat de son quartier s’est vu annoncer une bonne nouvelle. Les policiers ont pu retrouver les individus identifiés. Après leur interpellation, une perquisition dans un garage appartenant à l’un d’entre eux a permis de découvrir de très nombreux équipements électroniques. Pascal a reconnu son ordinateur portable, qui lui est restitué. Les auteurs présumés des faits ont été présentés au Parquet au terme de leur garde à vue.
Ainsi s’achèvent ces cinq affaires qui vous auront permis, nous l’espérons, de mieux comprendre le travail quotidien des policiers de l’agglomération parisienne.



