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Le musée de la préfecture de police

Modifié le 18/05/2016



ACTUALITES DU MUSEE

Passez la nuit au musée de la préfecture de police ! 
Nuit des musées 2016 Dans le cadre de la nuit européenne des musées, le musée de la préfecture de police vous ouvre ses portes samedi 21 mai, de 19h à 23h, et vous propose plusieurs animations :
 
19h30  - Atelier autour des traces et empreintes, 
animé par l’Unité de Formation et de Communication du Service Régional de l’Identité Judiciaire
20h45  - Visite à thématique littéraire, « L’histoire de la police parisienne et le succès des romans policiers historiques »
21h15  - Initiation à l’intervention sur une scène de crime ou d’infraction, animée par l’Unité de Formation et de Communication du Service Régional de l’Identité Judiciaire


Samedi 21 mai, de 19h à 23h (dernière entrée 22h40)
Musée de la préfecture de police,
Commissariat central des 5e et 6e arrondissements (3e étage)
4 rue de la montagne Ste Geneviève
75005 Paris



Le service de consultation des archives sera exceptionnellement fermé au public le mardi 28 juin 2016 à partir de 12h.

Disposant d’une salle de consultation d’une capacité d’accueil de 17 places, le service des archives de la préfecture de police reçoit chaque année plus de 2 000 chercheurs dont beaucoup venant de l’étranger (Espagne, Italie, Chine, Inde, Japon, Etats-Unis, Canada…). Ce sont ainsi près de 4 500 références (ouvrages, registres, microfilms, cartons) qui sont mises à la disposition des consultants.


Situé dans l’hôtel de police du Ve arrondissement, 4, rue de la Montagne Sainte-Geneviève, le musée retrace l’histoire de la police parisienne du XVIIe siècle à nos jours. Les 2000 pièces présentées, uniques pour certaines, évoquent les événements auxquels la police a pris part, souvenirs de l’histoire de Paris mais aussi de celle de la France.

Les origines du musée

Le musée de la préfecture de Police a été voulu en 1909 par le Préfet Louis Lépine.

Ses premières collections ont été constituées à partir des pièces réunies pour l’exposition universelle de 1900, ultérieurement complétées par de nombreux dons et acquisitions réguliers.

Les 300 m2 de collections ont été réorganisés selon un parcours en cinq espaces qui s’étend sur plus de quatre siècles et n’est autre que la vitrine de l’exceptionnel fonds d’archives détenu et géré par la préfecture de Police, malheureusement amputé par la disparition d’un grand nombre de documents dans l’incendie de la Semaine sanglante, pendant la Commune de 1871.



À travers une réorganisation thématique de sa muséographie, le musée a souhaité mettre en avant l’évolution des diverses formes de police.

C’est l’histoire d’une institution qui, d’une police polycéphale à la Lieutenance générale puis à la préfecture de Police, a su s’adapter aux évolutions de la société et de l’espace urbain. 

Une galerie illustre les notions de crime et de châtiment — depuis l’Ancien Régime jusqu’à l’abolition de la peine de morten France en 1981 — à travers les récits de quatre siècles de crimes sanglants, d’attentats et d’assassinats politiques.




« Paris en guerre » est un espace consacré à l’action policière pendant les grands conflits internationaux mais aussi dans le tumulte des émeutes, révoltes et révolutions dont la capitale fut le creuset. 

Grâce à l’espace consacré aux métiers de la préfecture de Police, les visiteurs découvriront le savoir-faire des hommes et des femmes qui, depuis le XVIIe siècle et jusqu’à aujourd’hui, assurent à la fois le maintien de l’ordre et de la tranquillité publics, la continuité d’une police aussi bien administrative que judiciaire et se portent quotidiennement au secours de leurs concitoyens.

Le dernier espace est consacré à la police technique et scientifique et à l’une de ses figures fondatrices : Alphonse Bertillon.

Avec lui, la police scientifique s’invente au tournant du siècle : la photographie anthropométrique face-profil, l’exploitation des traces d’empreintes digitales, le quadrillage photographique précis des scènes de crime et surtout l’art d’organiser rationnellement les fichiers, pour capturer les récidivistes qui donnaient de faux noms, sont autant de chantiers qu’il entreprend et que la police d’aujourd’hui pratique encore sous des formes plus contemporaines.


Légende : 

Photo 1. Certificat d’identité de Marc Chagall lors d’un de ses séjours en France avant sa naturalisation.

Photo 2. Alphonse Bertillon, (1853-1914) fonda en 1883 le premier Bureau d’Identification grâce à l’anthropométrie judiciaire, aussi appelée « système Bertillon » ou « bertillonnage », un système d’identification rapidement adopté dans toute l’Europe, puis aux États-Unis, et utilisé jusqu’en 1970.  

Panorama historique de la police parisienne

L'institutionnalisation de la police parisienne remonte à 1667, lorsque Louis XIV charge Colbert de trouver un homme fort qui saura remplir avec rigueur et fermeté une mission résumée en trois mots : « netteté, clarté, sûreté ».

L’assassinat du lieutenant criminel Tardieu et de son épouse, dans leur logement de fonction situé en plein cœur de l’Île de la Cité, a suscité une forte émotion et appelé l’attention du souverain sur l’insécurité endémique et difficilement contrôlable qui règne alors dans les rues de Paris. Gabriel Nicolas, seigneur de La Reynie devient le premier lieutenant général de police et entreprend de professionnaliser et d’organiser le travail de police dans la capitale.Les lieutenants généraux qui lui succèdent voient leurs attributions s’étoffer à mesure que sont identifiés les principaux champs d’action nécessitant une intervention de leur part.

On en retrouve une liste quasi-complète dans le Traité de la Police du commissaire Delamare (1722) :

  • la religion ;
  • la sûreté et la tranquillité publiques ;
  • la discipline des mœurs ;
  • les sciences et les arts libéraux ;
  • la santé
  • le commerce
  • l’approvisionnement
  • les manufactures et les arts mécaniques
  • la voirie
  • les serviteurs, domestiques et manouvriers
  • les pauvres

Ainsi, le lieutenant général Hérault traite les problèmes de circulation et fait procéder à la gravure des noms de rues et à la numérotation des maisons tandis qu’un de ses successeurs, Gabriel de Sartine, impose l’éclairage public des rues.


La police parisienne est profondément réorganisée en 1789 : une garde bourgeoise menée par le marquis de Lafayette est spontanément formée le 13 juillet, sous le nom de garde nationale.

La municipalité se voit transférer les compétences policières. L’évolution de la police est, dès lors, fortement associée à celle des institutions révolutionnaires et républicaines par la mise en place de 48 commissaires de police et la création du corps des officiers de paix.


Une étape fondamentale est franchie en 1800 lorsque le Premier Consul Napoléon Bonaparte crée la fonction de préfet de Police et donne de nouveau un cadre stable et des attributions précises à la police parisienne, détaillés dans les cinquante articles de l’arrêté du 12 messidor an VIII (1er juillet 1800).

Soixante-dix-huit préfets de Police (puisque deux d’entre eux occupèrent à deux reprises cette fonction, notamment le préfet Lépine rendu célèbre par le concours éponyme) s’installeront rue de Jérusalem puis dans la caserne de la Cité et l’hôtel attenant.


En 1829, la création du corps des sergents de ville répond au besoin de disposer d’une police en uniforme ; ils prennent en 1870 le nom de gardiens de la paix, qui leur est resté.

En 1893, Louis Lépine est nommé préfet de Police et porte de nombreuses réformes : il équipe les policiers de bâtons blancs, crée les brigades cynophiles et fluviales, équipe une brigade de vélos Hirondelle.


Vingt ans plus tard, c’est son successeur, Célestin Hennion, qui crée la Direction de la Police Judiciaire et celle des Renseignements Généraux et des Jeux. La compétence territoriale de la préfecture de Police a évolué en fonction de l’élargissement de l’espace urbain mais aussi de la nature des missions qui lui étaient confiées.


Aussi, depuis 2009, le préfet de Police a vu son autorité étendue à l’ensemble des départements constituant la Petite Couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne).

En tant que préfet de la Zone de Défense d’Île-de-France, il exerce des missions particulières sur l’ensemble du territoire de la région éponyme.


Légende :

Photo 3. Les premiers locaux de la préfecture de Police anciennement hôtel des premiers présidents du parlement de Paris, rue de Jérusalem.

Photo 4.  Policier de la brigade cycliste dans les années cinquante.

Un musée du crime

Régicides, crimes de sang, meurtres par le poison, filouteries ou escroqueries, les affaires suivies par les services de police parisiens au cours des siècles s’exposent au fil des vitrines de ce musée atypique baptisé par la presse « le musée du Crime ».


L’assassinat d’Henri IV en 1610 a marqué les esprits et nul n’ignore le nom de Ravaillac, qui reçut le traitement réservé aux régicides : question ordinaire et extraordinaire infligée par les bourreaux puis un long supplice public et une interminable agonie.

Quelques années plus tôt, Jean Châtel l’avait précédé sur la place de Grève : lui qui n’avait réussi qu’à blesser légèrement le roi n’en subit pas moins la même peine.


La Lieutenance générale a fort à faire dès ses premières années d’activité : tandis que les cours des Miracles — repaires de voleurs, faux mendiants, prostituées et assassins — se multiplient sur les rives gauche et droite de la Seine, la découverte des poudres de succession concoctées et employées par la marquise de Brinvilliers, notamment à l’encontre de ses père et frères, agite la cour et annonce le scandale de l’Affaire des Poisons.


Damiens sera le dernier à subir la peine aggravée réservée aux régicides pour avoir blessé le roi Louis XV d’un coup de canif en 1757.

En 1791, l’égalité des hommes devant la mort, du fait de l’utilisation d’un unique mode d’exécution, fait son apparition au Code pénal et fera disparaître les séances de question, les peines étendues aux parents et les divergences de punition selon le milieu d’origine.


Pour sa tentative d’assassinat du roi Louis Philippe, en 1835, l’aventurier mercenaire Giuseppe Fieschi, auteur d’une machine infernale inspirée des orgues d’artillerie à canons multiples, sera donc simplement guillotiné avec deux de ses complices.

Poignards, épées, armes à feu et autres objets parfois singuliers tels ces coups-de-poing américains improvisés à partir d’un os de mouton ou encore ce couteau dissimulé dans un éventail factice forment la collection léguée au musée par Gustave Macé, chef de la Sûreté parisienne de 1879 à 1884, en illustrant la variété des crimes à l’occasion desquels ils ont généralement été saisis.


Le poison semble rester l’arme de prédilection des femmes, comme en témoignent l’affaire Lafarge — sur laquelle les avis restent partagés — ou, plus récemment, l’histoire de Violette Nozières, dont la presse, le cinéma et même les poètes surréalistes s’emparèrent.


Les figures des criminels brutaux ne cessent de fasciner, comme en attestent le portrait au naturel de Cartouche dans sa prison ou encore ce moulage en cire hyperréaliste de la tête fraîchement guillotinée de Henri-Jacques Pranzini, réalisé à des fins d’études scientifiques en application d’une théorie alors populaire qui établissait un lien entre apparence physique et propension au crime.


On peut mesurer, enfin, l’horreur de leurs actes à la banalité des pièces à conviction qui vont les incriminer : le fer à cheveu d’une victime et les carnets de comptes méticuleux d’Henri-Désiré Landru, la poulie ayant servi à déplacer les corps et l’œilleton qui permettait au docteur Petiot de surveiller l’agonie de ses victimes.


Bonus : les mots croisés au musée du crime





Plan du musée



Contact
Logo Musée 180

Musée de la Préfecture de Police
4, rue de la Montagne Sainte-Geneviève - 75005 Paris
3e étage
Métro : Maubert-Mutualité, ligne 10
Bus : 24, 47, 63, 86, 87

Tél. : 01 44 41 52 50
Fax : 01 44 41 52 58


Horaires d'ouverture
  • lundi à vendredi de 9h30 à 17h00
  • et le 3e samedi de chaque mois de 10h30 à 17h30

Tarifs L’accès au musée est gratuit.


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