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La préfecture de police

Modifié le 22/07/2016

Depuis sa création en 1800, la préfecture de police, dont le siège se trouve à Paris, au cœur de l’Île de la Cité, est une administration unique en France. Force humaine, force opérationnelle, force d’innovation et de modernisation, elle met depuis deux siècles ses multiples compétences au service de la population.

Photo : La préfecture de police

La préfecture de police doit prévenir et lutter contre une multitude de dangers : délinquance, troubles à l’ordre public, catastrophes naturelles ou technologiques, risques urbains, routiers ou sanitaires, terrorisme, etc.

Elle s’attache également à apporter un service public de qualité aux citoyens dans les nombreux domaines qui lui incombent, comme la délivrance des titres administratifs, la gestion de la circulation et du stationnement ou la protection des consommateurs. Elle remplit enfin des missions d’expertise sans équivalent à travers sa police technique et scientifique, son institut médico-légal, son infirmerie psychiatrique ou son laboratoire central.

Voici les principales facettes de cette grande institution riche de quelque 43 400 femmes et hommes, dont près de 27 000 policiers et 8 200 sapeurs-pompiers qui, ensemble, s’engagent au quotidien pour garantir la sécurité et l’exercice des libertés de tous ceux qui vivent, travaillent ou visitent Paris et son agglomération.

Assurer la sécurité des citoyens

Sur l’agglomération parisienne : 9  zones de sécurité prioritaire, 1 437 610  personnes accueillies dans les commissariats, 1 238 541  appels au 17 police-secours, 502 654  interventions du 17 police-secours.

La première attente de la population tient au droit de vivre dans la sécurité. Depuis l’entrée en vigueur de la police de l’agglomération parisienne, le 14 septembre 2009, le territoire de compétence de la préfecture de police s’est étendu aux départements des Hauts-de-Seine (92), de Seine-Saint-Denis (93) et du Val-de-Marne (94). Avec près de 27 000 policiers et 8 200 sapeurs-pompiers pour 6,4 millions d’habitants, la police de l’agglomération parisienne couvre les deux tiers de la population d’Île-de-France et les deux tiers de la délinquance régionale.

Grâce à une mutualisation des moyens, une analyse en temps réel des phénomènes, un meilleur partage du renseignement et le développement de la police technique et scientifique, une stratégie particulièrement offensive de lutte contre la délinquance a été déployée sur ce territoire étendu. La direction de sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) et la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) luttent de concert, à l’échelle de l’agglomération parisienne, contre tous les types de délinquance.


Cinq priorités opérationnelles ont été fixées pour répondre aux attentes de la population :

  • la lutte contre les vols et les cambriolages (vols à main armée, vols avec violence, vols par ruse ou à la fausse qualité, etc.),
  • la lutte contre les trafics de stupéfiants,
  • la lutte contre les violences aux personnes (notamment les violences intrafamiliales),
  • la lutte contre la délinquance itinérante (pickpockets)
  • et enfin la réappropriation de l’espace public.

Les zones de sécurité prioritaires

La réappropriation de l’espace public est une priorité de la préfecture de police.

Instaurées à partir de juillet 2012, les zones de sécurité prioritaires (ZSP) ont comme objectif de renforcer la sécurité de certains quartiers particulièrement touchés par une dégradation de l’ordre et de la tranquillité publics : vols avec violence, cambriolages, installation durable de vendeurs à la sauvette dans des secteurs touristiques, implantation de trafics de stupéfiants dans des halls d’immeubles ou dans les squares publics, présence de prostituées dans les parties communes d’habitation, etc.

Codirigées par le préfet de police, le procureur de la République et le maire, elles permettent une coordination renforcée entre police, éducation nationale, autres services de l’État, collectivités territoriales et associations, afin de lutter en profondeur contre tous les phénomènes de délinquance, de nuisances et d’incivilités parfois enracinés depuis longtemps sur un territoire précis.

À côté du volet opérationnel visant à accentuer la présence policière sur le terrain, avec des procédures judiciaires accélérées, un volet partenarial dédié aux actions de prévention vise notamment à soutenir les actions menées en direction des mineurs en errance et principalement des jeunes en situation de décrochage scolaire.



Faciliter les démarches administratives

163 901  cartes nationales d’identité, 225 682  passeports, 72 330  permis de conduire, 85 500  certificats d’immatriculation, 105 368 titres de séjour, 8 000  décrets de naturalisation et acquisitions de la nationalité française.

La préfecture de police délivre chaque année à Paris plus d’un million de documents administratifs : passeports, cartes nationales d’identité, permis de conduire, documents d’immatriculation des véhicules, titres de séjour, etc.

Pour améliorer le service rendu au public, elle s’est engagée depuis plusieurs années dans un vaste processus de modernisation : regroupement des services, espaces de circulation repensés, mise en place de banques d’accueil et de gestionnaires électroniques de files d’attente, développement des services en ligne et du « tout rendez-vous » pour éviter les déplacements multiples aux guichets, etc.

Ainsi, toutes les démarches ayant trait aux permis de conduire se trouvent désormais regroupées dans un seul bâtiment situé boulevard Ney, dans le 18e arrondissement. De même, le dépôt des demandes de carte nationale d’identité et de passeport se fait désormais uniquement sur rendez-vous, ce qui a permis de réduire considérablement les délais d’attente.

Afin d’améliorer l’accueil des services de la direction de la police générale, la préfecture de Police s’est engagée en 2013 dans une démarche qualité tournée vers la satisfaction des usagers en matière d’accueil et de prestations dénommée Qualipref 2.0.




Présentation de la Préfecture de police 2016 par prefecturedepolice

Encadrer le déroulement des grands événements

4 766  opérations de maintien de l’ordre dont 2 623  manifestations revendicatives (et notamment 576 inopinées). 884services d’ordre pour des événements sportifs, festifs culturels ou des cérémonies et 699voyages officiels, soit 6 349  évènements encadrés.

Capitale au rayonnement international, siège des institutions et des ambassades, Paris est chaque année le théâtre de quelque 7 000 manifestations et événements festifs ou sportifs. L’ordre public, avec la protection des institutions, constitue un enjeu essentiel dans une démocratie.
La préfecture de police doit tout à la fois garantir le droit de manifester, assurer la sécurité des participants et des riverains tout en perturbant le moins possible la vie quotidienne dans les quartiers concernés. Depuis la mise en place de la police d’agglomération, elle encadre également les grands événements qui se déroulent sur certains sites stratégiques du grand Paris (Stade de France, la Défense, etc.) et gère les déplacements officiels les plus sensibles en petite couronne.

Ces missions d’ordre public sont supervisées depuis le centre d’information et de commandement « ordre public » de la préfecture de police, géré par la direction de l’ordre public et de la circulation.

Fluidifier la circulation, renforcer la sécurité routière

Dans l'agglomération parisienne : 14 869  accidents corporels ont été enregistrés en 2014 (127 tués). De nombreuses actions de prévention sont menées par la préfecture de police pour sensibiliser l’ensemble des usagers. À Paris, 6 526  accidents corporels ont été constatés (39 tués) et 87 118  élèves d’établissements d’enseignement primaire et secondaire ont été sensibilisés à la sécurité routière lors de séances de prévention ou de journées de sensibilisation.

Chaque jour, 4,1 millions de déplacements motorisés sont effectués entre Paris et sa banlieue et 3,2 millions dans la capitale. Depuis la mise en place de la police d’agglomération, la préfecture de police dispose d’une sous-direction régionale de la circulation et de la sécurité routières chargée de fluidifier la circulation et de mettre en oeuvre des plans de gestion quotidiens du trafic à Paris. Elle est par ailleurs chargée de lutter contre l'insécurité sur les 1 136 km de voies à grande circulation de la région Île-de-France, dont 807 km d’autoroutes, desservant la capitale. Pour piloter l’action des policiers dédiés à cette mission, le centre d’information et de commandement régional de la circulation travaille en liaison étroite avec le Centre régional d’information et de coordination routières de Créteil. La lutte contre l’insécurité routière demeure aussi l’une des grandes priorités de la préfecture de police. Pour l’enrayer, elle organise, conjointement aux contrôles routiers, de nombreuses actions préventives.

Préserver le cadre de vie

9 600  restaurants et commerces alimentaires contrôlés, 213  fermetures administratives d’urgence pour défaut d'hygiène, 1 453  lieux d’hébergement collectif (hôtels et foyers) inspectés par la commission de sécurité dans le respect de la périodicité réglementaire des visites. 792  enquêtes de pollution atmosphérique.

La qualité de vie des Parisiens dépend pour une large part de leur environnement.

La préfecture de police contribue à le préserver en prévenant et en réprimant les risques technologiques, les pollutions et les nuisances de toutes natures. La direction opérationnelle des services techniques et logistiques contrôle le bruit et les gaz d’échappement émis par les différents véhicules qui se partagent la voie publique. Le laboratoire central, organisme scientifique accrédité, évalue la qualité de l’air extérieur ou intérieur (locaux d’habitation ou de travail), des eaux ou des sols, effectue des enquêtes techniques en cas d’intoxications dues au monoxyde de carbone. Il apporte son expertise dans le domaine de l’ingénierie de la sécurité incendie.

La direction des transports et de la protection du public contrôle les bâtiments et les lieux recevant du public (hôtels, salles de concert, cinémas, etc.) afin de faire respecter les règles de sécurité. Elle mobilise le savoir-faire de ses architectes de sécurité pour accompagner la mise en accessibilité d’ici 2015 des services et des commerces parisiens et faciliter la vie quotidienne des personnes en situation de handicap. La direction départementale de la protection des populations, qui regroupe depuis juillet 2010 la direction départementale des services vétérinaires et l’unité départementale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, contrôle les produits alimentaires et industriels (jouets, produits cosmétiques, etc.), réprime les pratiques commerciales illicites et contribue à la préservation de la santé animale.

Secourir les personnes, lutter contre l’incendie

442 862 interventions de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris dont 79,8 %  de secours à victimes, 255  personnes repêchées vivantes par la brigade fluviale.  
 
Créée en 1811 par Napoléon 1er, la brigade de sapeurs-pompiers de Paris est une grande unité militaire placée sous l’autorité du préfet de police. Elle est chargée d’assurer le secours des personnes et la protection des biens à Paris et dans les trois départements de la « petite couronne » : Hauts-de-Seine (92), Seine-Saint-Denis (93) et Val-de-Marne (94). Pompier de mégapole, avec plus de deux cents types d’interventions différentes, le sapeur-pompier de Paris est un généraliste du secours. La brigade réalise près de 86 % des interventions d’urgence, médicalisées ou non, sur l’agglomération parisienne. Elle collabore étroitement avec le service « 17 police-secours » qui offre également aux citoyens aide et assistance à toute heure du jour et de la nuit. Les policiers de la brigade d’assistance aux personnes sans abri (BAPSA), quant à eux, sillonnent quotidiennement Paris pour porter secours aux plus démunis.

Prévenir et gérer les crises

1 810 km  de voies ferrées dont le métro,10 754  km  de voies routières, 38  établissements SEVESO seuil haut (usines chimiques, grands dépôts d’hydrocarbures…), 3  aéroports internationaux, 302  points d’importance vitale désignés.

Bassin économique de près de 12 millions d’habitants caractérisé par la densité de ses équipements urbains et de ses réseaux de transports, l’Île-de-France concentre un grand nombre de risques naturels, industriels, technologiques et sanitaires.

Le préfet de police, préfet de la zone de défense et de sécurité de Paris (qui couvre les huit départements de la région)* a pour mission de préparer et de coordonner à cette échelle toutes les mesures permettant de gérer une crise. C’est le secrétariat général de la zone de défense et de sécurité (SGZDS), à la préfecture de police, qui est chargé, en cas de crise majeure (inondation, canicule, pandémie, attentat, etc.) de planifier l’organisation des secours, le maintien de l’activité économique et de veiller au retour à une situation normale en liaison avec tous les opérateurs publics et privés (industries, fournisseurs d’énergie, services publics, etc.). Dans ce cadre, il prépare, mobilise et coordonne l’action des moyens civils et militaires en Île-de-France. Afin d’anticiper tout type de crise, le SGZDS dispose d’une structure de veille, d’alerte et de coordination opérationnelle fonctionnant 24h sur 24, le centre opérationnel de zone.



* Essonne, Hauts-de-Seine, Paris, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val d’Oise et Yvelines.