La direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne
Chargée de prévenir et de lutter au quotidien contre la petite et la moyenne délinquance, et notamment celle commise sur la voie publique (vols avec violences, vols à la tire, dégradations, etc.), la direction de sécurité de proximité de l'agglomération parisienne est en contact direct avec la population dans les arrondissements de Paris et dans les départements de la petite couronne.
Assister, servir et protéger
Entrée en vigueur le 14 septembre 2009, la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne est née du mariage de la police urbaine de proximité et des directions départementales de sécurité publique des trois départements de la petite couronne. Elle est dirigée par un directeur des services actifs et par un directeur adjoint.
Missionnée pour prévenir et lutter au quotidien contre la petite et la moyenne délinquance, et plus particulièrement celle commise sur la voie publique (vols avec violences, vols à la tire, dégradations, etc.), elle veille à la tranquillité publique. De plus, elle reçoit et traite les appels d’urgence et les doléances. Elle assure un accueil permanent du public, notamment des victimes, elle porte assistance aux personnes et mène des actions de partenariat avec les collectivités territoriales et la population en matière de sécurité.
A ce titre, elle concourt également aux missions de police administrative et, au titre de la prévention et de la lutte contre les bandes, aux missions d’information générale. Enfin, elle s’attache à l’application de la réglementation routière et au maintien de l’ordre.
La DSPAP est chargée, en liaison avec les autres services de la police nationale et de la gendarmerie nationale territorialement compétents, du commandement et de la mise en œuvre opérationnels des moyens de prévention, de sécurisation et de lutte contre la criminalité et la délinquance sur les réseaux de transport en commun de voyageurs par voie ferrée de la région d’Ile-de-France, et de la coordination des interventions des services de sécurité des entreprises exploitantes.
La police du quotidien
Dans Paris, la direction territoriale de sécurité de proximité, découpée en trois districts, dispose de près de cent points d’accueil du public répartis dans toute la capitale. Vingt commissariats centraux d’arrondissement, dont dépendent plusieurs unités de police de quartier, un service de voie publique chargé de la sécurité générale et du secours et un service d’accueil de recherche et d’investigation judiciaire (SARIJ). Les commissariats reçoivent, renseignent, portent assistance au public à toute heure du jour et de la nuit, constatent les infractions et effectuent le traitement judiciaire consécutif aux interpellations.
La direction territoriale de sécurité de proximité de Paris dispose également :
- du service de l’investigation transversale, en charge de missions de police judiciaire transversale et de police scientifique et technique, avec une possibilité de soutien aux circonscriptions territoriales ;
- du service de l’officier du Ministère public près le tribunal de police ;
- du service de traitement judiciaire des accidents ;
- du service du stationnement payant et des enlèvements
- du service de prévention, de police administrative et de documentation.
L’organisation des directions territoriales de sécurité de proximité des départements limitrophes est quasi similaire. Elles disposent d’un état-major assurant entre autres les missions de transmission des directives et de réception et traitements des appels « 17 ». Les trois directions territoriales sont découpées chacune en quatre districts. Chacune gère une sûreté territoriale ayant des missions similaires au service d’investigation transversale et un service de prévention. Les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis disposent d’une brigade équestre.
La DTSP 92 compte 25 commissariats de circonscription lesquels peuvent regrouper plusieurs communes ; la DTSP 93 comptabilise 22 commissariats de circonscription et 17 pour la DTSP 94. Les circonscriptions assurent les missions de premières interventions, de Police secours, d’accueil du public et d’investigations judiciaires au sein des brigades de sûreté urbaine.
À partir d’une analyse très fine de la délinquance locale, chaque circonscription mène des actions ciblées en concentrant les effectifs sur des objectifs précis (délits spécifiques commis en des lieux et à des horaires particuliers : violences urbaines, trafics de drogue, ventes à la sauvette, etc.).
Prévenir la délinquance
Les policiers de proximité entretiennent une relation de confiance avec les riverains (habitants, commerçants, gardiens d’immeubles, etc.) pour mieux prévenir et lutter contre la délinquance locale.
Informer, mettre en garde, sensibiliser : la DSPAP multiplie les actions de prévention vers tous les publics, en particulier les plus vulnérables. Les missions de prévention et de communication (MPC), rattachées aux commissariats de circonscription animent des conférences auprès des personnes âgées (prévention routière, mise en garde contre les vols à la fausse qualité, etc.), des enfants et adolescents (dangers de la drogue, du racket et de toutes formes de violences scolaires, sécurité routière), des touristes et des professions particulièrement exposées (buralistes, bijoutiers, etc.).
La sécurisation des transports en commun
Depuis la création du service régional de la police des transports en septembre 2002, la délinquance dans les réseaux ferrés franciliens a chuté de près de moitié avec, notamment, une forte diminution des vols à la tire.
Pour prendre en compte le caractère mobile de la délinquance sévissant dans les transports en commun, un service est entièrement dédié à leur sécurisation, en sous-sol comme en surface, pour l’ensemble des réseaux de l’Île-de-France.
La SDRPT est composée outre son état-major, de différentes structures :
- de la brigade des réseaux ferrés regroupant le service de sécurisation générale, le service des gares parisiennes et le service d’investigations judiciaires.
- de l’unité de sécurisation des transports en commun de surface.
Elle assure, en coordination avec les services territoriaux de police et de gendarmerie, et les services de sécurité de la RATP et de la SNCF, la sécurité des sept millions de voyageurs qui empruntent quotidiennement les transports en commun franciliens.
Chaque jour, près de 130 patrouilles sécurisent 600 gares et 700 rames de métro, RER, trains de banlieue et bus en concentrant leurs efforts sur les lignes et horaires les plus sensibles.
Chiffres-clés
- 26 000 policiers
- 500 000 appels annuels au 17 police-secours pour Paris, 360 000 pour les Hauts-de-Seine, 320 000 pour le Val-de-Marne
- 230 000 crimes et délits relevés par an à Paris, 94 000 pour les Hauts-de-Seine, 143 000 pour la Seine-Saint-Denis, 96 000 pour le Val-de-Marne



